<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 4o <3 T.A.T.U - We Shout

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 4o <3 ♫ T.A.T.U - We Shout
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 4o








Puis avant de trouver le sommeil, je réfléchis à la chanson que je présenterais aux inscriptions...
Ça y est j'avais trouvé... Je m'endormis sur cette hypothèse, le sourire aux lèvres...









____Samedi... Dix heures... Assise en tailleur sur mon lit, guitare sèche, en main... J-1... Je ne voulais y penser. « Unterrichtsangebot » résonnait dans ma tête. Je n'étais même pas descendue déjeuner, pas d'appétit... De plus, j'étais seule à la maison, mon père étant déjà retourné au travail pour commencer à préparer certains rendez - vous. Il travaillait d'arrache - pied, mais si cela le rendait heureux, et lui convenait... Pourquoi le contredire ?!

____Scars de Papa Roach... Ces notes, cette mélodie... Tout en acoustique. La gratte de mon père en main, je m'évadai peu à peu dans ces paroles, qui m'ont toujours ému :

I tear my heart open, I sew myself shut
Je déchire mon c½ur, je me recouds moi-même
My weakness, is that I care too much
Ma faiblesse, c'est que je m'inquiète trop
And my scars remind me that the past is real
Et mes cicatrices me rappellent que le passé est réel
I tear my heart open just to fiel
Je déchire mon c½ur juste pour ressentir

Drunk and I'm feeling down
Je suis ivre et je me sens de plus en plus mal
And I just wanna be alone
Et je veux juste être seul
I'm pissed cause you came around
Je suis énervé car tu es venue par ici
Why don't you just go home
Pourquoi ne vas-tu pas simplement chez toi ?
Cause you channel all your pain
Car tu as canalisé toute ta souffrance
And I can't help you fix yourself
Et je ne peux pas t'aider à te construire
You're making me insane
Tu me rends fou
All I can say is
Et tout ce que je peux dire c'est...

[ Je mettrais la chanson en lien, le jour de l'inscription, vous comprendrez pourquoi ^^ ]

____Je pensais que celle - ci conviendrait parfaitement pour mon inscription... Cet homme, ce chanteur, ce groupe que j'admirais tant. Je prenais tellement de plaisir à jouer cette chanson, à l'interpréter... Je la répète plusieurs fois pour être parfaite... Une heure plus tard, onze heures sonne. Je pose mon matériel sur le lit et descends en bas.
____Personne, pas un bruit...

- Ah bah vous êtes là ! lança Teresa en arrivant derrière moi, soudainement.
- Oui, je voulais être au point pour l'inscription aux cours du soir !
- Félicitation... Je suis persuadée que vous y arriverez !
- Merci.
- Aussi je m'inquiétais de ne pas vous avoir vu venir déjeuner...
- Oui je sais je n'avais pas faim, et maintenant je préfère attendre midi pour manger.
- C'est plus raisonnable, c'est vrai. Bon je vous laisse je dois aller m'occuper de l'étage !
- Très bien, à plus tard !


____Elle me fit un sourire et s'éloigna à petits pas vers les marches conduisant à l'étage. Une nouvelle fois seule, je me dirigeai vers le salon, rechercher un musique pour l'enterrement. Chose difficile à faire me concernant...
____Assise sur un pouf, je réfléchissais à quelle genre de chanson je pourrais choisir. Plutôt lente, plutôt rythmée comme elle aimait, plutôt rock, ou soul, ou encore rap... Anglaise, française, ou allemande... Des tas de petits détails, qui avaient tellement leur importance. Puis une idée me vint, je l'avais trouvé. Dans la précipitation je regagnai l'étage, direction le petit salon où se trouvait l'ordinateur. Quelques manipulations et je tombai sur les paroles de cette chanson... Bien que je ne sois pas tout à fait au point avec mon français, j'arrivai à comprendre... Elle était parfaite ! Beaucoup de personnes ne la comprendraient sûrement pas, mais tant pis, les principaux, eux, discerneraient le sens... Mon père, mes cousins, étant plutôt bien calés en français.
____Rassurée, mon après - midi pouvait être calme et paisible avant cette journée qui m'attendait, le lendemain... Toujours sur l'ordinateur je remarquai sur ma page d'accueil plusieurs e-mails. En effet, cela faisait plusieurs semaines que je n'étais pas venue dessus... Que des pubs... Que cela ? Non ! Un message d'un de mes cousins, et un d'Olivier datant d'hier, ou plutôt de ce matin très tôt.

Coucou cousine.
Voilà beaucoup de temps que nous ne nous sommes pas parlés. Je suis désolé de prendre de tes nouvelles que par cet évènement... triste. Mais avant je n'osais pas à cause de maman. Tu comprendras sûrement, je pense.
Je compte venir demain, te voir, être là... Puis tu sais que ta mère était la seule chose qui nous raccrochait l'un à l'autre...
Je voulais juste que tu le saches. Je pense que les autres viendront également, je ne sais pas, ils hésitent apparemment. Bon je ne t'ennui pas plus, en espérant que tu auras lu ce message.
Je t'embrasse. Klein.

____Pour faire simple dans l'explication, Klein était le seul membre de la famille que j'appréciais, le seul qui ne se prenait jamais au sérieux, le seul qui ne profitait pas de sa richesse, il était gentil, généreux, sociable... non... très sociable ! Puis quand mes parents se sont séparés, la s½ur de ma mère a disjoncté et a coupé tout lien avec mon père et moi. Je n'eus plus aucune nouvelles de mon cousin. Mais dans le fond je savais qu'un jour il reviendrait par lui - même... Qu'est - ce que je me réjouissais de le voir à nouveau, bien que je le savais : mon état serait bien loin d'être joyeux... Pour, en quelque sorte, me réconforter je me remémorai une phrase de Teresa : « Tu seras bien entourée, il n'y a aucune raisons pour que cela se passe mal... »

Bonjour Nine !
Dois - je écrire en français ou en allemand ? Allez, je suis gentil donc je continue en allemand ! Bon je t'envoie un message par internet, tout simplement parce que mon crédit est épuisé, et si je dépasse, mes parents vont me tuer ! Bref... Concernant le dessin, de rien, j'espère qu'il te plait. Je l'ai affiché avec ceux qu'il y a sur mon mur. Hier je suis allé dans ta maison, j'ai rapidement rangé, et j'ai vidé les trucs périmés du frigo, parce que franchement voilà l'odeur ! Que vois - je ? Un sourire ! Du moins je me l'imagine !
Sinon je te souhaite une bonne année ! Je pense bien qu'elle commencera difficilement, mais soit forte, tu sais à quel point j'ai confiance en toi ! Ne l'oublies pas si un jour tu cherches du changement, en France tu es et sera toujours la bienvenue... Je ferais tout pour être là !
Comme tu vois il est tôt, ou tard selon la manière de voir les choses ! J'ai fais un petit peu la fête... Un after jour de l'an avec les copains absents ! Je suis épuisé; je vais me coucher ! A bientôt... Réponds-moi si le c½ur t'en dis !
Bisous. Olivier.

____Beaucoup d'émotions différentes durant ce message, je dois l'avouer. La joie, ce sourire qu'il a en effet deviné... Puis cette tristesse qui me submergea quand il fit référence à la France, à ce début d'année difficile... « Je lui répondrais plus tard... »

____De retour dans ma chambre, après avoir été mangé, ma guitare m'attira l'½il. Une envie soudaine d'en jouer... Je m'assis à même le sol, attrapai la tablature de la chanson de Tom, et commençai à la réviser. J'avais envie de la connaître et de l'épater. Voilà pas mal de temps que je ne l'avais pas jouer, il me fallut plusieurs minutes avant de me remettre à fond dedans, et de me voir progresser... Alors que je la jouais pour la troisième fois, sans trop regarder la feuille, essayant de la maîtriser, j'entendis la porte couiner, et vis de longs cheveux noirs ébènes. Je me stoppais au dernier couplet.

- Leen !
- Hey... Continues, termines ta chanson... s'il te plait...


____Ses yeux étaient inondés d'eau, je la regardai un instant montrant mon inquiétude tandis qu'elle me suppliait, par un regard, de poursuivre. Je me tus et jouai, alors, Schwarz, alors qu'elle s'assit sur un de mes poufs face à moi. Elle semblait tellement perdue, dans le brouillard. Sans m'en rendre compte je repris la chanson du début, et la fis d'une traite fixant mon amie, chantant et jouant, délaissant la feuille qui était postée devant moi...

- C'est magnifique, merci... C'est de Tokio Hotel, nan ?
- Oui, ça vient de Tom...
- Il s'est gavé.
dit-elle faiblement.
- Si tu es venue ici, ce n'est sûrement pas pour parler musique, dis - moi ce qu'il se passe ?
- Mon père...
chuchota-t-elle contenant ses larmes.
- A cause d'hier soir ?
- Nan... Hier comme d'hab il m'a engueulé parce qu'en rentrant je me suis fait un petit sandwich et j'ai laissé des miettes sur le plan de travail... pauvre chou ! C'est aujourd'hui le problème, je ne sais pas ce qu'il lui a pris !
- Whaaa ! Il a fait fort ce coup - ci ! Et aujourd'hui ?
- Je sais pas trop, il m'a reproché pleins de trucs faux, devant ma mère et mon petit frère... Naïfs, et apeurés, tout les deux, ils ont préféré croire mon père, donc ça a dégénéré à la maison, j'ai commencé à hausser la voix, chose que je fais rarement... Pi il a continué, il m'a giflé, et j'ai préféré partir en emportant avec moi des affaires...
quelques larmes perlèrent au coin de ses yeux, alors que sa voix était presque inaudible.
- Tu as bien fait... Hé ma Li' je suis là, pleures pas, ça ne peut que s'arranger. Tu peux rester ici autant que tu veux, on ne manque pas de chambres, puis je suis souvent seule, en ce moment, à la maison. A part Teresa, voilà... lui fis-je en la prenant contre moi, et la serrant.
- Merci Ni'.
- Je vois que je suis au bureau des pleurs, j'ai bien trouvé mon moment...
balança Tom débarquant dans ma chambre avec une mine dépitée.
- Bah mon ange, ça va pas toi non plus ?
- Je viens de m'engueuler avec Bill, sévère...
- Aie... Et pourquoi, cette fois - ci ?
- Plus dur que d'habitude là... Il me saoule à être trop perfectionniste, j'ai ouvert ma gueule, et voilà, lui trop susceptible en plus de ça, bah je me suis vraiment énervé sur toutes ses faiblesses... Il sait que je suis ici, de toute façon il sait que je n'irais pas ailleurs... Puisque il est allé voir Andreas...
- Allez viens - là !


____Il s'agenouilla à notre hauteur et nous le serrâmes, toutes les deux, fort contre nous. Nous rîmes instantanément, trouvant la situation, plutôt hilarante.

____Tom se montrait toujours fort, de caractère. Lui qui n'avait pas confiance en lui se faisait souvent rabaisser par Bill qui voulait toujours que tout soit parfait, que tout concorde. Or, Tom avait pour principe que « la perfection n'existe pas », il donnait donc le meilleur de lui - même sans chercher cette perfection tant convoitée par sa moitié...

____Nous décidâmes par la suite de sortir un peu en ville, histoire de prendre l'air, mais surtout de s'aérer la tête... Nous allâmes donc nous poser dans un petit café, peuplé de personnes âgés de la trentaine minimum pour être sûr de ne pas être dérangés par quelques fans de Tom, ou plus globalement, de Tokio Hotel.

- Je devais trouver une chanson pour demain, pour l'enterrement... m'exprimai-je soudainement.
- Je suis content que tu prennes l'initiative de parler de toi - même de ça, je voulais te le demander en plus... me fit Leen avec un immense sourire réconfortant.
- Il faut bien que j'en parle, ça m'aide à me sentir mieux... Bizarrement.
- Je comprends...
- Et alors qu'elle est cette chanson, mon ange ?
- Je ne pense pas que vous connaissiez c'est français, en hommage à pleins de choses... Mais ce qui m'ennuie c'est que c'est une chanson qui parle d'un mec, donc le chanteur en l'occurrence, qui a perdu sa mère, il conte son mal - être en faite... Et c'est tellement bien trouvé, que je veux cette chanson et pas une autre... Mais dommage que ce soit au masculin...
- J'ai une idée, venez !
s'exclama Tom après un petit silence.

____Tom posa un billet de cinq euros plus de la monnaie, sur la table, nous attrapa les mains, et nous traîna à l'extérieur. Il appela son chauffeur, qui arriva quelques minutes plus tard. Cela me fascinait à tous les coups, ils avaient toujours un chauffeur qui arrivaient rapidement, d'autant plus par la suite avec l'ampleur de leur célébrité... Et nous allâmes chez Tom. Je compris alors son idée quand il nous désigna le studio, il voulait reprendre la chanson... Et en effet mon hypothèse se confirma lorsque je vis Tom demander à Gordon, son beau - père, de l'aide informatique...


____Voilà...
____Bien deux heures plus tard, le résultat était convainquant, allons - nous dire ! Gordon, grâce à un logiciel, avait fait un montage de ma voix et de la mélodie originale, en fond. Balèze cet homme... Leen et moi étions complètement impressionnées par son savoir - faire... Je comprenais, alors, pourquoi les jumeaux étaient autant passionnés de musique avec un beau - père aussi bien calé dans ce domaine.

____Après de longs câlins de remerciements mutuels, et d'embrassades pleines d'émotions, je partis de la maison au bras de Leen, rejoignant Helmut qui nous attendait... Le trajet nous parut très rapide, nous deux discutant du programme de notre soirée : Repas avec mon père, puis soirée DVD avant d'aller se coucher pour être d'attaque le lendemain...










En réponse au sondage : une très grande majorité imagine Nine avec Tom... Comme c'est bizarre ! Mdr ! Héhé je vous remercie de m'avoir donné votre avis !




[ 1oo ] [ 15o ]

# Posté le samedi 08 décembre 2007 07:36

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:37

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 41 <3 Staind - Epiphany

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 41 <3 ♫ Staind - Epiphany
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 41










____Notre soirée se déroula comme nous l'avions prévu... Après être rentrées, j'envoyai un message à Bill, lui montrant ma présence, le rassurant... Puis nous rejoignîmes mon père qui venait d'arriver, également. Je lui fis écouter la chanson, il était ravi, la trouvant magnifique et parfaitement adaptée à la situation... Nous dînâmes, après que Leen ait prévenu ses parents de l'endroit où elle résidait... Et nous fîmes notre soirée films dans le petit salon à l'étage. Nous décidâmes d'un commun accord, Leen et moi, de dormir ensemble, de toute manière mon lit était bien assez grand pour nous deux... L'une contre l'autre, nous nous retrouvâmes dans notre bulle de bonheur que personne ne pouvait percer...


____Huit heures trente, mon réveil se met à sonner... Un sursaut me fit tomber du lit, et rouler sur le sol.

- Aïe... Leen, t'abuses ! m'exclamai-je du voix endormie.
- Désolée, j'ai été surprise, j'étais trop bien dans mon rêve là ! me fit-elle, morte de rire.
- Ça commence bien. J'suis pas sûr de vouloir redormir avec toi !
- Héhé ! Mais si tu verras ! Bon allez faut aller se préparer...
- C'est vrai ! Bon je vais en bas, toi tu n'as qu'à prendre la salle de bain d'en haut.
- Pas de soucy. A tout à l'heure alors !
- Mais nan, attends !
commençai-je alors que mon amie partait déjà ses affaires sous le bras. Petit déjeuné ?
- Petit déjeuné !

____Nous nous fîmes un immense sourire. Elle me faisait vraiment tout oublier, même ma tristesse qui m'emplissait jusqu'aux bout des ongles... Elle lâcha ses affaires sur un des poufs et m'attendit sur le coté de la porte. Je la rejoignis sans plus attendre, et nous descendîmes à la cuisine. Mon père n'était, visiblement, pas encore levé, nous déjeunâmes donc toutes les deux, discutant d'un des films d'hier qui faisait polémique.

- Mais attends il est trop beau lui...
- Ah non pas plus que Johnny Deep !
rétorquai-je.
- J'suis pas d'accord, on dirait un pouilleux franchement !

____Discussion très intelligente, n'est - ce pas... Cela continua jusqu'à ce qu'on se sépare pour se préparer.
____Une bonne demi - heure plus tard, nous nous retrouvâmes dans la chambre, toutes les deux habillées d'une robe. Me concernant, mes yeux étaient beaucoup plus cernées de noir que d'ordinaire, cela me rendit le visage d'autant plus « angélique » d'après ce que m'avait dit Leen, en me voyant arriver. Un faible sourire se dessina sur mon visage, tandis que mon père débarqua dans la pièce, portant un costume simple, très centré, une mine rassurante.

- Nous partons à o9h2o.
- Très bien... Je dois écrire un petit quelque chose, et je serais prête.
- D'accord, je vous attendrais en bas, avec Teresa.


____Nous acquiesçâmes simultanément, et il partit nous laissant seul avec un silence pesant. Le stress commençait à monter en moi, je le sentais, mes mains devinrent moites, quand j'attrapai une feuille et un stylo. J'avais besoin d'un accompagnement pour sortir quelque chose de ma tête.

- Eh Li' ? Tu voudrais bien me jouer un petit air de mélancolie ?
- Si tu me le demandes...


____Un petit sourire, et elle alla vers le fond de la pièce prendre ma Fender, puis s'assit sur le lit défait, et commença à gratter les cordes faiblement en reproduisant cette mélodie : Shawn Macdonald... Les premières notes me donnèrent des frissons, puis une petite idée.
____A neuf heures et quart, Leen et moi descendîmes rejoindre mon père et Teresa, nous attendant comme convenu. Helmut nous attendait déjà dans l'allée. Mon c½ur se noua. Y arriverais - je ? Mon père se rapprocha de moi, et me prit la main avant de la serrer et ensuite d'y faire un baiser au creux de ma paume.

- Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer.
- J'espère...
- Je suis là... Nous sommes tous là.


____J'émis un « oui » inaudible et nous nous installâmes tout les quatre dans la limousine. Leen se sentait mal à l'aise je le voyais, elle ne savait sûrement pas quelle attitude adopter, moi non plus d'ailleurs, je me trouvais entre une envie de pleurer, une envie de rire nerveusement pour faire retomber la pression, et une envie de partir loin d'ici... Je regardai alors Leen, elle, elle qui savait me rendre heureuse juste par son visage si naturelle, juste par sa simplicité. Elle leva son visage, sentant mon regard sur elle, et me fit un léger baiser sur la joue. Aucun mot n'était nécessaire à cet instant, que dire de toute façon ?!
____Les retrouvailles, avant d'aller à l'église pour les plus intimes, étaient prévues à 1oh3o, mais j'avais refusé catégoriquement d'y assister, cela aurait été beaucoup trop dur... Mon père compréhensif, avait expliqué la situation au reste de la famille. Je n'en sus pas plus. Ainsi, notre arrivée se fit aux alentours de onze heures, à l'église. Quelques personnes entouraient déjà l'entrée du monument, heureusement pour moi, il ne s'agissait que de ma famille, et non d'inconnus. Nous descendîmes de la voiture, et rejoignîmes l'intérieur de l'église après avoir serrer dans nos bras certaines personnes. Pour ma part, « certaines personnes » se résumaient à mon cousin Klein qui m'accompagna par la suite à l'intérieur, mon oncle, et ses deux filles... Le reste étant de vulgaires étrangers à mes yeux, sans importance... Tandis que mon père alla voir tout le monde, qui lui présentèrent leurs condoléances : « Bande de cons ils n'étaient plus ensemble ! » m'étais-je dit en les voyant avec leur pitié qui m'énervait par dessus tout. Klein et Leen remarquèrent mon désarroi et se rapprochèrent de moi instantanément, me prenant la main. Mais je les lâchai aussitôt en voyant les jumeaux au fond de la pièce, se faisant discrets. Quelques pas précipités et je me retrouvai dans les bras de Bill, qui avait les cheveux plaqués, sans trop gel, et ne portait pas trop de maquillage. Il me serra fort, avant de desserrer son étreinte et de m'embrasser sur la joue. Tom se tenait droit vêtu d'un magnifique costume, en faite il avait fait son cachotier et en avait un à sa taille... Il était tout divinement ravissant, ses dreads détachées comme je les aimais, son sourire réconfortant. Nous mîmes plusieurs minutes avant de se retrouver serrés l'un contre le l'autre. C'est alors que je craquai, là, dans ses bras, il me serra davantage et tenta de me faire sourire, et de faire cesser mes pleurs.

- Oh non, pas maintenant, rooohh, c'est pas le bon moment là ! En plus tu va saloper mon beau costume à ma taille pour une fois ! Pi t'es moche quand tu pleurs, ton maquillage il va couler et tout, allez arrêtes ! lança-t-il une once d'humour dans sa voix.
- T'es dégueulasse !
- Je sais, mais je te charrie, pi au moins j'ai réussi à te faire sourire.


____Un petit rire s'échappa alors de ma bouche, il était génial ce petit bout d'homme. Il n'y avait vraiment que lui pour ne penser qu'à son costume, et me dire que j'étais moche en pleurant, le jour de l'enterrement de ma mère... Mais il savait y faire avec moi. Heureusement pour lui la susceptibilité n'était pas un de mes traits de caractère. Je me retirai de ses bras, et leur présentèrent mon cousin. Ce dernier me regarda, perplexe, ne sachant s'il s'agissait bien des jumeaux Kaulitz ou non, je lui fis un petit signe de tête positif, tandis qu'il me sourit, fière d'avoir deviné. J'étais contente que les personnes les plus importantes étaient là pour moi... en ce jour difficile.

- Allez ma chérie il faut aller s'installer, la cérémonie commence dans vingt minutes.
- D'accord, papa...
- On s'installera derrière toi.
- Merci mon ange.


____Ils me firent, tout les trois un immense sourire d'encouragement, qui me donna plus de force pour affronter ce qui m'attendait, et je partis m'asseoir sur le premier banc aux cotés de Klein et de mon père. Je me retournai pour me rendre compte à quel point les gens l'aimaient, et en effet, c'est les yeux ronds que je remarquai le nombre exorbitant de personnes qui m'étaient étrangères, rentrant dans l'église. Klein, qui tout comme moi était en pleine hallucination, me prit la main et la posa sur son genou, tandis que je sentis une main passer le long de mon cou, sous mes cheveux... Tom. Lui seul faisait cela quand je n'allais pas bien, et qu'il voulait que je sente sa présence.


____La cérémonie commença, elle débuta sur une minute de silence, qui fut insoutenable pour moi, puis suivi par un chant d'église. Ce passage à l'église était destiné à faire parler le prêtre, bien entendu, mais aussi les gens qui ne pourraient pas être présentes au cimetière et qui voulaient prendre la parole pour lui rendre hommage. Plusieurs personnes, donc, montèrent sur l'estrade, et laissèrent quelques mots de remerciement pour ce qu'elle était, et déposèrent quelque chose dans son cercueil là ouvert, face à moi. Je retenais de toute mes forces mes larmes, elles ne devaient pas couler, « pas maintenant », je serrai alors davantage la main de Klein dès que l'envie devenait insupportable, quelques caresses de sa part tandis que je m'acharnais sur sa main, m'aidèrent à tenir le coup jusqu'à la fin...
____Les « étrangers », si on peut dire cela ainsi, sortirent en premiers devant le monument. Je fus la dernière ensuite à sortir, me recueillant, seule, devant son cercueil, en bois massif clair, encore ouvert.

- Maman... dis-je après avoir vérifié que plus personne n'était présent dans la pièce, ou assez loin pour ne pas entendre. Pourquoi m'as - tu fais ça... J'aurais limite préféré te voir en fauteuil roulant, aveugle, que de te voir, ici, inanimée, là. C'est trop dur sans toi, je refoule tout, mais je ne sais pas jusqu'à quand je vais y parvenir, aide - moi d'où tu es à présent... Je t'admire tu sais, tous ces gens rien que pour toi, même des gens venus d'ailleurs, de d'autres pays, rien que pour toi, juste pour te remercier d'avoir été une personne formidable... Tu sera fière de moi, je ferais tout pour, crois - moi. Tu me manques... Même si je n'ai pas beaucoup vécu avec toi, je ne t'en veux pas, c'est peut-être plus facile ainsi, pour moi de faire le deuil, même si je sais dans le fond que ça va prendre du temps. Bon je vais devoir y aller, tu entendras des cieux l'hommage que je te fais avec ma chanson, que je chante par moi-même, et par mon petit discours, si je parviens à le dire... Je t'aime maman, tu me manques tellement. Tu m'as toujours manqué énormément, mais là c'est incomparable...

____Je terminai ma phrase dans un chuchotement tel, que seuls les ténèbres avaient pu l'entendre. Klein me rejoignit, glissant ses bras, sous les miens, posant ses mains sur mon ventre, alors que j'avais du mal à quitter ma mère, cette dernière image que j'avais d'elle...

- Tu a été forte de lui dire tout cela... Moi je t'admire... toi, cousine.
- Merci...
dis-je avec quelques larmes.
- Allez, viens on va retrouver la foule. C'est difficile mais il le faut.
- Ouais...


____Je me retournai et déposai un baiser sur la joue de mon cousin, sans grande conviction, il me prit la main et nous sortîmes ainsi tout les deux. La mine dépitée me concernant, la mine renfrognée pour mon cousin, en apercevant des tas de photographes face à nous... Comment osaient - ils ? C'est inhumain de ne pas avoir de respect à ce point là... Sous le coup de la colère et de la tristesse mes larmes explosèrent par milliers, de mes yeux, tandis que mes genoux rejoignirent le sol, après avoir lâché la main de Klein. Tom accouru vers moi, ne se préoccupant pas des photos qui étaient en train de se prendre par centaines, et qui pouvaient mettre en péril sa célébrité, Bill, Leen, Teresa et mon père me retrouvèrent et nous regagnâmes l'intérieur du monument. Je n'en pouvais plus, je n'en revenais pas. Un cauchemar... Oui, je vivais un cauchemar, j'allais me réveiller. Mon père me réconforta à l'écart de mes amis, mais je n'entendais pas ce qu'il me disait, j'étais beaucoup préoccupée par la rage qui m'emplissait...
____Quelques temps après, nous tentâmes de sortir, les photographes étaient moins nombreux mais il en restait quand même, je ne laissai alors rien paraître de ma colère tandis que plusieurs personnes vinrent me voir pour me réconforter, et me souhaiter leurs plus sincères condoléances. D'autres signèrent le Livre d'Or mis à la disposition de tous, devant l'entrée. Ce dernier me revenant à la fin de la journée.

____Après plusieurs minutes d'attente, qui me parurent une éternité, il était temps pour nous d'aller au cimetière : ce que je redoutais le plus...

[ Il faut cliquer sur le texte pour entendre la chanson de laquelle je me suis inspirée ^^ ]



____Nous avançâmes, tous lentement, derrière le corbillard portant le cercueil de ma mère... J'étais devant avec mon père, la s½ur de ma mère et mon cousin, le reste ma famille se tenait derrière, Tom, Bill et Leen également, ne se sentant pas forcément à leur place... Je les trouvaient merveilleux, de vouloir partager cela avec moi... Eux qui faisaient tout pour que je me sente bien, pour que je sois heureuse malgré tout... Le silence était de marbre, intrinsèque. Le ciel était avec nous, nous accompagnant dans notre tristesse... De gros nuages nous faisaient face, la grisaille étant majoritaire... Quelques gouttes tombèrent quelques fois, par - ci, par - là. Tout comme les miennes tombant sans que je le veuille parfois...




____La corbillard s'arrêta, j'aperçus alors devant moi, un immense parc peuplé de plaques, de tombes, mon c½ur se noua. Nous continuâmes à avancer, derrière les hommes portant ma mère, jusqu'au trou où elle allait résider... Une vague de panique me submergea. Je voulais partir, je ne pouvais pas, non, pas voir cela. Mes yeux se perdirent dans l'étendue qui me faisait face, cherchant un endroit où me cacher... Non, non, non... pas maintenant, je n'étais pas prête, pas prêtre à voir cela... Tom remarqua mon état d'esprit et vint me rejoindre, s'excusant auprès des personnes qu'il bousculaient, dans la précipitation.

- Hey mon ange... Je suis là.
- ...
- S'il te plait... Je sais c'est difficile, mais tu en ressortira davantage plus forte...
- Je peux pas, pardonne - moi... C'est au - dessus de mes forces.
- Si, tu le peux... j'en suis sûr.
- Ma chérie, tu dois le faire, pour ta mère, pense à elle...
intervint mon père, apercevant ma détresse.
- C'est justement ça le problème, je pense à elle, TROP A ELLE !

____Sans réfléchir je partis en courant de la cérémonie, qui était sur le point de commencer. Partir... partir, je voulais m'éloigner... Mais ma tristesse, elle resterait dans le fond, trop de souvenirs me submergeaient...




____Je courais, inlassablement, entre les allées, ne regardant où j'allais, quand je percutai quelqu'un. Je me stoppai net, levant mes yeux bondés de larmes, vers cette personnes.

- Excusez...
- Bonjour... Alors ? Où vas - tu ainsi, c'est de l'autre coté la cérémonie !
me fit-il, riant légèrement.
- Oli... Olivier ?! C'est toi ?!
- En chair...


____Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, pour cause, je lui avais sauté dessus, le serrant de toutes mes forces. Il me fit tournoyer, comme dans les films, me réconfortant au sein de cette journée horriblement triste. Puis me déposa au sol, et posa son regard dans le mien... Aucun mot, non, aucune paroles ne devaient être émises à cet instant. Il m'attrapa par la main, et me ramena face au trou, sans que je m'en rende compte. Mes mains étaient moites, mes yeux étaient humides, mon noir avait coulé. Mon père regarda Olivier, et lui fit un sourire de remerciement... Se connaissaient - ils ? Je l'ignorais. Tom et Bill me regardèrent, leur regards me montrant de l'incompréhension, mais également du soutient... La cérémonie commença après mon retour, certaines personnes de ma famille comprirent mon geste et me sourirent, tandis que d'autres me regardaient avec mépris, trouvant honteux ma réaction... Cela était le cas pour l'unique s½ur de ma mère... Olivier se joignit à nous, se mettant légèrement à l'écart avec Leen, Teresa, Tom et Bill. Klein m'attrapa par la taille, et me fit un faible sourire, tentant de dissimuler sa tristesse...
____Le prête commença son discours, différent de tout à l'heure, rendant hommage à la mémoire de ma mère, et à ceux qui devaient à présent vivre sans elle, rien qu'avec son souvenir, en l'occurrence : nous... Puis vint au tour de sa s½ur et de mon père à parler... Les paroles de mon père m'émurent... Il savait toujours trouver les bons mots pour me toucher aux tripes... Mes larmes redoublèrent, la tristesse mélangée à la nostalgie du temps passé... Mon c½ur se mit à battre davantage lorsque vint mon tour de glisser quelques mots pour elle, pour eux, pour crier mon désespoir...

- Avant de s'élever vers les cieux, ma mère m'a écrit une lettre... Sa dernière lettre... « Son testament d'amour » pour moi, comme elle l'a désigné. En effet, c'est moi qui l'ai retrouvé, là, allongée sur une chaise longue, sous le auvent de la maison. Je mis du temps à comprendre... Ne voulais-je pas comprendre ? Sûrement, je pense. Un silence s'installa le temps pour moi de ravaler mes larmes. Ma mère a toujours été pour moi une femme admirable, comme la si bien dit mon père. Une femme d'exception, une mère compréhensive, et adorable. Pas très présente certes, pendant plusieurs années je n'ai eu aucune nouvelles d'elle, mais je voudrais qu'elle sache, si elle m'entend, là, quelques part, que je ne regrette en aucun cas d'avoir eu le cran de débarquer devant son portail ce jour - là, alors qu'elle n'y croyait plus... Je suis fière qu'elle ait prise cette décision : mourir... en me voyant durant les dernières semaines de sa vie... Elle qui hésitait, elle a fait le bon choix. J'ai passé deux semaines d'exceptions à ces cotés, ne me doutant de rien, c'est sûr, mais cela m'a permis d'être pleinement heureuse à ses cotés... Marc Levy a dit : « La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. Mais tu te dois de préserver ce parfum. ». Ma mère me l'a retranscrit dans sa lettre, et je l'en remercie. Toutes ces paroles qu'elle a glissé au creux de ce testament, m'ont permis de rester combattive face à ma tristesse, même ces derniers jours où la tentation de la rejoindre a été plus que forte. Mais je suis là, et je compte bien me rendre digne de son nom, que je conserve après celui de mon père... Je t'aime...

____Je voulais continuer mais ma voix se coupa par mes sanglots qui s'amplifiaient avec mes paroles. Je quittai alors le pupitre et rejoignis mon père qui me serra dans ses bras, en même temps que mon cousin. Je dirigeai mon regard vers mes amis, et je vis Leen les yeux inondés de larmes, me remerciant du regard, un faible sourire dessiné sur son visage. Plusieurs autres membres de ma famille me regardaient avec les yeux humides, tentant de sourire, compatissant à ma douleur...




____La cérémonie était sur le point de finir, le prête nous demanda de jeter une des roses s'offrant à nous sur le coté, et autre chose si nous le désirions. Un par un nous nous avançâmes vers la fosse, où le cercueil de ma mère venait d'être descendu. Mon père, Klein, Leen et moi étions les derniers... Les jumeaux, Teresa et Olivier, s'étant mis à l'écart, respectant ce dernier souffle de vie, cette dernière bouffée d'air, si je peux dire cela ainsi... Klein versa une larme en même temps que cette rose rouge tombant sur le cercueil contrastant à sa couleur noire dans le fond... Puis Leen fit le même geste, ajoutant quelques paroles dans un chuchotement inaudible... C'était à moi, il n'y avait presque plus personne dans le cimetière, la majorité ne voulant pas voir ma mère se faire recouvrir de terre... Je restai de longues minutes face à cette fosse, regardant le cercueil, transmettant à ma mère mes pensées sans les prononcer. Je jetai cette fleur si chère à ses yeux, soit dit en passant, et reculai pour laisser ces hommes, habillés si différemment de nous, faire leur travail en remplissant cet espace qui me séparait de ma mère... La pluie commença à tomber, quelques gouttes se mêlèrent avec mes pleurs, invisibles à présent... Je restais là, regardant sans vraiment être attentive, ce qu'il se passait. Olivier vint me rejoindre, et me glissa quelques mots à l'oreille.

- Je dois déjà partir...
- Retourner en France ?
- Oui... Je suis juste venu pour te montrer que quoiqu'il arrive je suis là, je te l'ai promis, non ? Mais je ne peux pas rester davantage... Mon avion décolle dans un peu moins d'une demi - heure...
- Comment as - tu su ?
- Je me suis renseigné auprès de ton père, ne l'oublies pas je suis un as de l'informatique grâce à mes logiciels de dessin...
- Merci, d'être venu, j'aimerai te retenir mais si tu dois vraiment partir...
- Oui, mes cours reprennes mardi, je n'ai malheureusement pas le choix.
- Je ne te remercierais jamais assez d'être venu, sans toi, je ne sais pas où je serais... mais sans doute pas ici, que ce soit pour mon séjour en France ou pour aujourd'hui...
- C'est normal... Tu comptes beaucoup pour moi, Nine...
- C'est étrange... Mais je sais ce que tu ressens...
- Je sais...

____Il me serra dans ses bras, le temps s'arrêta durant ce « câlin » d'au revoir... Tom nous regardait du fond du cimetière m'attendant aux cotés de son frère et de Leen, toujours perplexe, avait - il deviné ?
____Par la suite, Olivier m'embrassa au coin des lèvres, et s'éloigna rejoindre la voiture qui l'attendait au loin...

____Le plus difficile était passé, à présent, je devais vivre... Pour elle ! La faire vivre à travers moi, qu'elle voit le monde changer, évoluer... Mais y arriverais - je ?


Mon c½ur, était vierge, avait peur de saigner
Mais le malheur a forcé et a percé.
Je suis en manque maman, je deviens folle, je n'ai pas d'asile
Mais j'avance quand même, mon asile le plus pur est ton sein
Chaque pas que je fais dans la vie est juste un pas de plus vers toi
J'ai songé au chemin le plus court, mais est - ce vraiment un raccourci.
La vie me va mal, la mort m'ira peut - être mieux ?
Je suis jeune à leurs yeux
Mais je commence à me faire vieille dans ma tête.
Toute ma vie bordel, c'est le doute, les dettes
Ce que je goûte m'embête, me dégoute...
J'arrête tout, je mets pause ou éjecte.
Carpe Diem.
Je fais partie du cercle des poètes de la rue
Mais je serais peut - être mieux morte que vivante, maman
J'ai le mal de vivre pas mal
Que je t'enivres avec mes maux
Ma vie : un livre avec un tas de poussière dessus.
J'écris, mon bide est noué, j'ai peur.
L'avoué c'est hors de mes principes
Mais là c'est plus fort que moi.
Où est le Diable ? Plus je grandis, plus Dieu est petit.
Je te rejoindrais au paradis dans un train d'enfer.


____Nous arrivâmes à la maison deux heures plus tard, les jumeaux avaient décidé de rentrer avec moi... Leen ? Son père l'avait appelé dans la voiture, voulant qu'elle revienne, après une longue conversation, mais surtout une longue hésitation, elle accepta de rentrer chez elle. C'était peut - être mieux ainsi, même si elle savait comment cela allait se passer à son retour : des pardons, encore des excuses, puis une heure après tout allait recommencer avec son père... Cela me rendait d'autant plus triste, mais je ne pouvais, malheureusement, rien faire...

____Je m'étalai sur mon lit, une fois dans ma chambre, tandis que mes larmes recommencèrent à couler. Tom me suivit en toute discrétion tandis que Bill resta avec mon père en bas, sachant que Tom trouverait les bons mots pour que je me sente moins lourde...








Avec une très grande majorité, c'est le chapitre en entier qui le remporte !! =D

J'ai juste envie de vous faire partager une vidéo qui m'a mis des frissons... Ce n'est pas Tokio Hotel, mais c'est un groupe que j'aime beaucoup depuis des années... [ clik ]

Merci pour tous vos commentaires ! Je ne me lasserais jamais de vous le dire, mais surtout de vous lire ^^





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# Posté le lundi 10 décembre 2007 06:50

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:39

<3 Chapter . Ka pitel . Chapitre . 42 <3 Submersed - Hollow

<3 Chapter . Ka pitel . Chapitre . 42 <3 ♫ Submersed - Hollow
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 42










____Je sentis une masse s'installer à mes cotés, me caressant doucement et lentement les cheveux puis mon cou après avoir écarté ces derniers... Tom. Il se posa au - dessus de moi et m'embrassa la joue tendrement, puis de son pouce il essuya mes larmes qui avaient coulé le long de ma joue. De l'attention, de l'affection, voilà ce qu'il me fallait à ce moment précis, et il s'en était rendu compte...Un faible sourire naquit parmi mes pleurs. J'avais des frissons, sans doute avais - je pris froid en restant sous la pluie en robe... Il se leva, fouilla dans mon armoire et revint avec une couverture, il la posa délicatement sur moi jusqu'à mon cou, tandis que moi je restai statique, laissant comme seul son, mon souffle légèrement saccadé... Il se rassit, ensuite, à mes cotés et continua ses caresses qui calmèrent mes pleurs, et m'endormirent...

____La tête lourde, les yeux collés, je me réveillai sur un petit air de musique... Quelques unes de mes larmes qui avaient séché, me tiraient la peau. Après être parvenue à ouvrir les yeux avec beaucoup de mal, je distinguai mon oreiller, principal, bordé de noir. « Merde ! »

- Tu es réveillée !
- Oui, merci pour cette mélodie... Tu sais que je l'aime.
- Je sais puis c'est une des premières que m'a apprise Gordon.
- Je sais aussi. Tu es resté là tout le long ?
- Oui... On ne sait jamais.
- T'es un ange... Je dormais depuis combien de temps ?
- Ça doit faire deux heures.
- Et ça fait deux heures que tu poirautes là ?
- Bill est passé, puis j'ai joué tout le long... Enfin presque...
- Presque ?
- T'étais agitée quelques minutes après t'être endormie, donc j'ai commencé à jouer, et tu t'es calmée, donc j'ai continué jusqu'à ton réveil.
- Ah...


____J'étais affreusement gênée, mais il me rejoignit sur mon lit et me serra dans ses bras, se voulant réconfortant. Cela n'était rien, « c'est normal » m'avait-il glisser à l'oreille. Nous commençâmes à discuter de choses qui me firent un tant soit peu oublier cette journée qui hanterait mes nuits durant plusieurs jours... Il me raconta ses journées de célébrité en Allemagne, les rumeurs qui commençaient, comment lui distinguait les choses... Cela me fit rire : il ne connaissait rien de tout ce qui se disait sur eux, sur le net... Et cela était que le début, je redoutais la suite, oui, j'avais peur pour eux, mais pas seulement par rapport à la relation fans - groupe, non je craignais l'évolution des relations au sein du groupe, avec toutes ces paillettes si attirantes.

- Ça s'est arrangé avec Bill visiblement ?
- Ouais, je garde un peu en travers ce qu'il m'a dit, mais ça va, on a parlé, comme d'habitude, ça ira merveilleusement bien jusqu'au prochain clash...
- C'est normal vous êtes tellement similaires...
- Pas niveau conception de la vie...
- Oui vite fait... Mais vous avez un passé différent, ne l'oublies pas.
- Je sais, mais déjà que parfois j'ai du mal, faut pas trop m'en demander non plus.
- Je comprends.


____Un petit silence s'installa, il me regarda dans les yeux, puis baissa la tête. Il avait quelque chose à me dire, ou demander. Je connaissais tellement bien cette bouille. Il hésita un long moment avant de relever la tête vers moi.

- Euh... je peux te poser une question ?
- Pourquoi tu me demandes, alors que tu brûles d'envie de me la poser, et que peu importe ma réponse tu me la poseras...
dis-je en riant.
- Carrément. sourit-il.
- Mais... je t'écoute !
- Le mec... C'était lui, Olivier ?
- Tu as retenu son prénom, il t'a marqué !
- Je m'inquiète, je ne veux pas que quelqu'un te fasse du mal.
- Pour répondre à ta première question : oui c'était Olivier. Et deuxièmement, on me fera bien souffrir un jour ou l'autre, c'est inévitable dans une vie...
- Sauf si c'est toi qui es le plus sur tes gardes et qui ne t'accroches pas...
- Comme toi tu fais avec tes flirts de maximum trois jours !
- Ouais...
glissa-t-il un peu gêné.
- Tu sais, mon ange, il faudra bien que tu t'accroches un jour. Sinon comment te construire un famille avec des illusions.
- Je sais mais pour le moment je suis trop jeune pour me prendre la tête avec de longues relations !
- C'est vrai, on est d'accord sur ce point, mais bon sait - on jamais...
- Il est venu de France rien que pour une heure, pour être là pour toi ... ?
- Oui, il me l'avait en quelque sorte promis quand on s'est quitté.
- Ça doit être un brave type, alors.
- J'adore ! « un brave type » !
répétai-je, riant de plus bel. Mais c'est vrai, c'est un jeune homme très gentil, rempli de bonnes intentions envers moi.
- Il s'est passé quelque chose avec lui, pas vrai ?


____Je ne répondis pas de suite, baissant la tête, embarrassée. Pourquoi embarrassée, je ne sais pas, mais c'était une question à laquelle je n'aurais jamais voulu répondre. Il me força à relever la tête en glissant son index sous mon menton et en effectuant une pression vers le haut. Mes yeux recroisèrent les siens...

- Comment ça ?
- Je n'sais pas, à toi de me répondre. Vous voir tout les deux, je sais pas, ça crevait les yeux de voir qu'il y avait quelque chose.
- Tu remarques toujours tout me concernant de toute façon.
- Je sais !
répondit-il fière de lui, se donnant un air de vainqueur.
- Oui... Un soir alors que je ne me sentais pas bien nous avons un peu flirté... débitai-je rapidement.
- Je vois.

____Il me fit un immense sourire, pas très convainquant, mais que j'acceptai tout de même. Il me fit remarquer que mon téléphone avait sonné pendant mon sommeil, il me glissa un baiser au creux du cou et sortit de la chambre... Je me précipitai sur mon téléphone posé sur ma table de nuit, et remarquai deux messages : un de Leen, un d'Olivier, et un appel en absence de Klein. Je m'attardai tout d'abord par le message d'Olivier, me disant, une fois de plus pleins de belles choses, me donnant en quelque sorte du courage... Puis vint celui de Leen :

Hey ma bourgeoise préférée !
J'espère que ça va, et que les jumeaux prennent bien soin de toi, j'aurais aimé rester... Mais bon, voilà la crise si j'étais pas rentrée ! Bref !
Ici ça va mieux (comme d'hab !) mais mon père est vraiment étrange, j'en profite tant qu'il est gentil... On verra bien. On se tient au courant pour l'école mardi ! Pleins de gros bisou ma belle. Li'

____Un sourire illumina mon visage, si tout allait mieux chez elle, tant mieux... Je me dirigeai vers la salle de bain, me démaquillai complètement, puis changeant de tenue avant de descendre les escaliers rapidement, et de rejoindre les jumeaux assis avec mon père dans la cuisine, discutant autour d'un chocolat chaud. Mon père sourit en me voyant arriver de meilleure mine.

- Tu as faim, tu veux quelque chose ?
- Je veux bien.
lui répondis-je rassurante.

____A cet instant Bill se retourna précipitamment, se leva, et vint me faire un baiser sur la joue. Je lui répondis par un sourire, puis nous rejoignîmes la table. Tom me regarda avec des yeux pétillants, me chuchotant un « tu fais moins peur » qui nous fit rire tout les deux face à l'incompréhension de mon père et de Bill. Je bus donc tranquillement mon chocolat chaud et mangeai mon croissant, tout en prenant part à leur discussion qui avait déjà débuté, quand Bill s'arrêta au beau milieu de sa phrase, pour en débuter une toute autre m'étant destinée :

- Au faite ! Tu ne nous avais pas dit que tu étais pré - inscrite au conservatoire de musique !
- Euh...

- Cachottière ! ajouta Tom.
- Je sais mais ce n'est rien, c'est juste la pré-inscription, ça veut rien dire !
- Ouais mais quand même !
conclut Bill, voulant obtenir le dernier mot.

____Je fis mine, alors, d'être désolée, et ils me posèrent des tas de questions pour tout savoir dans les détails, mais malheureusement pour eux, je ne savais pas grand chose. Mon père m'aida à répondre à quelques questions, puisque lui avait lu le petit dossier joins dans la lettre, ce qui n'était pas mon cas : des tas de mots compliqués et barbants ! Nous restâmes donc là jusqu'à la fin de l'après - midi, et plus précisément jusqu'à ce que les jumeaux rentrent chez eux. Ils avaient réussi à me faire sourire de bonheur... ce qui me semblait impossible avant de partager ce moment avec eux. Je leur devais vraiment tout, et j'espérais ne tout c½ur ne jamais les perdre... Mais comment connaître les dérives de la vie ?!
____Après leur départ rempli de tendresse, mon père s'installa au salon devant la télévision avec, comme à son habitude, son petit verre de vin blanc, je le rejoignis, m'asseyant à ses cotés sur un des sofas. C'est dans le silence, avec une odeur alléchante venant des cuisines, que nous regardâmes les informations... Choses que nous n'aurions pas du faire... Dans les grands titres, le journaliste annonçait un reportage dédié à ma mère... S'en était trop ! Mon père changea automatiquement de chaîne, tombant sur un jeu télévisé complètement débile, puis il débuta une conversation, tentant de me faire oublier ce que je venais de voir. Il fit donc son curieux, voulant savoir quelle chanson je jouerais pour le conservatoire, hésitante je lui répondis Papa Roach, et il poursuivit en mentionnant Scars... Il savait pertinemment que celle - ci était ma préféré de ce groupe que je chérissais tant. Il termina sur un « c'est un excellent choix », puis nous allâmes dîner dans une ambiance assez frustrante, mais d'apparence normale... Je détestais cela, je ne savais pas quoi dire, je ne me sentais pas à ma place, j'étais tout simplement ailleurs, ne pouvant me séparer des images de cette journée. Je quittai donc rapidement la table, sous le regard triste d'un père compréhensif, rejoindre ma chambre.
____Enfermée là, assise sur mon lit, où les draps avaient été soigneusement changés par Teresa, je regardais les photos prises par mes soins durant ces deux semaines de bonheur, à ses cotés.

- Bon anniversaire Maman...

____Quelques larmes coulèrent, le noir et la tristesse qui m'emplissaient se mélangeant aux couleurs vives et à la gaieté des photographies... Le sommeil ne vint pas cette nuit - là... Je restai là, assise en tailleur à regarder ses images passées, espérant effacer celles de cette journée qui me hantaient. « Tu dois avancer sans elle à présent »

Facile à dire.










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# Posté le jeudi 13 décembre 2007 17:31

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:40

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 43 <3

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 43 <3
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 43









____Lundi... Neuf heures, je suis passée à autre chose... Dimanche, cette journée qui m'a paru une éternité, non dans le bon sens du terme, était définitivement finie... J'avais entendu mon père se lever, il était entré dans ma chambre pour voir si je dormais, il était inquiet, je le savais, je le sentais, mais je m'étais glissée sous mes couvertures, feintant de dormir jusqu'à ce qu'il partent de la maison. Ridicule je sais... Je ne voulais pas qu'il vienne me plaindre, tout ça, je souhaitais être seule, mais surtout je ne voulais parler à personne, je n'étais vraiment pas d'humeur. Vers la demi, je décidai de me lever et de me diriger vers la cuisine, chercher des vitamines pour tenir la journée... Par la suite, j'esquivai également Teresa qui venait d'arriver, puis je me faufilai à nouveau vers ma chambre sur la pointe des pieds. Je retournai dans mon lit, calée au beau milieu d'un désordre monstre, puis saisis la guitare sèche de mon père. Un nouvel entraînement pour mon inscription ne me ferait pas de mal, avais - je pensé. Mais devais - je préparer deux chansons : une pour la guitare, et une pour le chant ? Si je faisais les deux avec une seule chanson : serait - ce accepté ? Dans le doute je me mis à gratter les cordes, à faire sortir cette mélodie qui me tenait à c½ur, celle qui me faisait sourire bien que le texte en lui - même n'était pas spécialement joyeux... Schwarz. En ce lundi matin, je la maîtrisais sur le bout des doigts, c'est le cas de le dire. Puis vint le tour de Scars... Indescriptible... Dans ma bulle, beaucoup trop d'émotions, je me sentais comme voler au - dessus de tout ce qu'il se passait dans ma vie. Je grattais les cordes en même temps que ma voix diffusait ces paroles, malgré moi, sans vraiment m'en rendre compte...

____Midi sonna, j'espérais de tout c½ur que mon père reste au boulot manger... Et par chance c'est ce qu'il fit, puisque je mangeai seule, devant la télévision. Teresa me regardait étrangement, ne prononçant aucun mots, mais restant là, ne sachant, visiblement, comment réagir à mon attitude « nouvelle ». Je fixais l'écran de télévisé, riant par ci par là à quelques blagues, pas marrantes, du présentateur d'un jeu télévisé. Chose que je ne faisais, normalement, jamais... Mon repas terminé, je remontai m'enfermer dans ma chambre, Teresa ne me quitta pas des yeux, à vrai dire je ne savais pas non plus quoi lui dire. Étrange, non ? Apparemment cela était normal... Cela ressemblait à un choc passager, avait sous - entendu mon père.
____Ma journée se déroula ainsi : cloîtrée de mon plein gré, entre lecture, guitare, chant, messages et appels avec Leen et les jumeaux, qui s'inquiétaient fortement pour moi. Je me voulais rassurante, et heureuse mais ils n'étaient pas dupe, et je ne pouvais rien y faire. Mon esprit se voulait serein et heureux, mais mon c½ur lui était brisé, mon moral quant à lui semblait perdu, naviguant entre des vagues d'humeur différentes... Je pense que je ne savais plus où j'en étais, ne voulant pas m'avouer faible et vaincue alors me battant... Mais se battre contre soi - même est vraiment quelque chose de difficile, et perplexe. La solitude n'arrangeant rien, mais m'apaisant, à la fois, tellement.



- Debout, mon ange.

____Me croyant dans un rêve, j'émis un long gémissement avant de me retourner et d'embraquer avec moi mes couvertures, prenant soin de bien me cacher en - dessous. Mais je sentis une insistance : en effet il persévéra en m'embrassant le haut de la pommettes, ce qui me fit sourire, allant à l'encontre de son odeur que j'aimais tant.

- Je ne veux pas me lever... Je suis bien là ! Allez viens, dors avec moi ! dis-je, d'une voix des plus endormie, en l'attrapant par le col et le couchant, en travers, sur moi.
- Nan, tu dois te lever ! Il est neuf heures moins dix, tu dois être au conservatoire à dix heures tapante ! Je suis venu rien que pour te motiver, alors debout !
- Nan, Tom... Encore un peu !
- Je voudrais bien, tu me connais moi et le sommeil, mais là tu dois aller te préparer !
- Mais tu sais si je dois être là - bas à dix heures, j'ai encore du temps pour dormir, je me prépare en une demi heure, je suis à un quart d'heure de la ville, donc je peux encore dormir environ vingt minutes... Allez on dort, je suis épuisée.
- Même endormie, tu calcules bien et prévois tout !
rit-il.
- Je sais, quand il s'agit de sommeil t'inquiètes ! Allez, s'il te plait... mon ange...

____Mes yeux toujours clos, je sentis son regard et son sourire perdurer sur moi. Un sourire se dessina également sur mon visage, ce qui, d'après moi, le fit craquer. Il s'installa alors en face moi, je me calai doucement contre lui, posant ma tête au creux de son cou, son odeur parvenant à mes narines. J'aurais aimé rester ainsi toute la journée. Lui, caressant du bout des doigts, ma main, et moi, installée confortablement contre son c½ur. Mais mes vingt minutes de sommeil supplémentaire passèrent à une vitesse folle, il se leva donc aux alentours de neuf heures dix, ce qui lui valut un grognement de ma part, puis il ouvrit en grand mes rideaux cachant les premiers rayons du soleil. Je dus, alors, sans me plaindre me lever, à son plus grand contentement... Je le vis, habillé comme j'aimais : un treillis accompagné d'un sweet beige, ses dreads lâchées . Je le trouvais beau, mon ange à moi...

- Je vais mettre encore deux heures à remettre ma casquette et tout.
- Oh ça va hein, c'est toi qui viens m'embêter en me réveillant, et c'est toi qui rouspète ! Tu te fous de moi là ! Dis que t'étais pas bien là dans mon lit, au chaud, tu veux pas, on y retourne?
- Roohhh. Vas t'habiller ! Je veux pas que tu rates ton rendez - vous !
- Pff changes de conversation, c'est ça ! Pi avec la chance que j'ai, à cause de mon nom en fin de liste, je vais passer à midi !
- Un vrai petit couple ces deux - là !


____Tom ne répondit rien, me regardant avec son éternel sourire ravageur. Je me stoppai alors dans mon excitation matinale, me retournant pour découvrir Bill, souriant, mais surtout fière de sa réplique. Je leur lança un regard qui se voulait méchant, mais en vain, cela les fit rire plus qu'autre chose. J'attrapai des vêtements dans mon armoire puis partis rejoindre la salle d'eau de l'autre coté du couloir.

____Moins de trente minutes plus tard j'étais prête, sortant de ma salle de bain, habillée d'un jeans assez ample, et d'un petit pull à manches envasées. En regagnant ma chambre, j'entendis les jumeaux en pleine conversation, ma curiosité l'emporta et je décidai d'écouter légèrement avant d'entrer...

- Mais je ne sais pas tu me connais...
- Justement, Tom, réagis avant qu'il soit trop tard. Je sais c'est pas facile de se l'avouer mais ça crève les yeux sérieux !
- Tant que ça ? Nan, beaucoup de gens sont pareils...
- J'suis pas sûr, moi.


____Du chinois... Voilà à quoi ressemblait leur conversation pour moi : cette langue complètement étrangère, à laquelle je ne comprenais rien... Rien d'intéressant, je ne voyais pas de quoi ils parlaient, alors je fis mon apparition, ce qui les fit sursauter.

- Bah quoi vous avez vu un mort ? ris-je.
- Nan, nan !
- Tu es superbe comme ça.
- Merci mon ange.


____Je vis Bill scruter son frère, tandis que Tom me regardait simplement, souriant comme à son habitude. Je pris mes dernières affaires nécessaires autrement dit : ma Gibson plus celle de mon père, mon sac à main, mon téléphone, et nous partîmes rejoindre Helmut, mon chauffeur. Comme convenu nous arrivâmes devant chez Leen vers moins dix, cette dernière montant en voiture guitare et sac à la main. Aux alentours de dix heures nous étions devant le bâtiment, Helmut me souhaita bonne chance avant que je sorte, et nous rejoignîmes la foule attendant devant, cherchant leur nom et leur heure de passage. Pour ma part, j'avais vu juste, Tach - Amrein faisait parti des derniers noms, je me devais donc d'être présente à midi moins dix pour l'entretien, quant à Leen, son nom étant Seidein, son rendez - vous était programmé pour onze heures et demi. Nous avions donc du temps devant nous ! Je regardai Tom, qui baissa sa tête, manquant de rire pour se moquer de moi...

- Tu vois j'avais, une fois de plus, raison !
- Pourquoi ?
interrogea Leen, dans le flou.
- Parce que Monsieur est venu gentiment me réveiller, c'est bien beau, mais je le savais que je passerais au moins deux heures après !
- Je vois !
- Oses dire que tu regrettes que je t'aie rejoins dans ton lit ?!
- Tu veux jouer à ce jeu ?! Tu sais que tu vas perdre !


____Il me regarda perplexe, hésitant à poursuivre sur cette voie, mais Leen et Bill, tout les deux pliés de rire nous stoppèrent dans notre hésitation. Nous décidâmes ensuite, d'un commun accord d'aller boire quelque chose de chaud.
____Les jumeaux nous firent tomber tout stress, nous faisant penser qu'au présent. J'avais décidé d'en profiter à fond, à leurs cotés, car je savais qu'à partir du jeudi je ne les reverrais pas avant un très long moment puisqu'ils partaient à la conquête de l'Europe, si je puis dire.




____Leen venait de passer, elle semblait satisfaite... Cela me rassura, elle m'expliqua rapidement comment cela se passait avant que vienne mon tour. L'entretien ne durant pas plus de dix minutes, en normal. Il y avait plusieurs salles d'examen, trois salles je crois, je ne me souviens plus exactement. Les jurés étant différents. Par les « dire » autour de nous, une des salles étaient beaucoup plus sévères que les autres... Ça promettait !

- Mademoiselle Tach - Amrein Laurine, c'est à vous.

____Bill et Leen me serrèrent la main en guise d'encouragement, tandis que Tom m'embrassa au coin des lèvres, suivi d'un immense sourire. Mon c½ur, quant à lui, battait à tout rompre... Mes mains se mirent à trembler jusqu'à ce que je me retrouve dans la salle où régnait un silence de plomb qui étrangement m'apaisa après que mon regard se soit posé sur une des jurés présentes, elle avait un sourire d'ange qui vous mettait de suite à l'aise dans toutes les situations... C'était un bon point, mais était - ce trompeur... Déstabilisent ? A voir !

- Bonjour. glissai-je d'une petite voix, hésitante.
- Bonjour, vous êtes bien Mlle Tach ? commença, froidement, un homme se trouvant au centre de la grande table.
- Euh... Oui. fis-je, assez insatisfaite qu'il ne prononce pas le nom de ma mère.
- Asseyez - vous, je vous en prie. Vous êtes ici pour deux options selon le formulaire, est - ce exacte ?
- Oui, en effet, le chant et la guitare.
- La guitare, électrique ou sèche ? Vous avez oublié de le mentionner.
- Je ne pensais pas que cela était séparé... Les deux m'intéressent, bien que je fasse beaucoup plus d'électrique.
- Vous avez vu juste, les deux sont indissociables ici. Juste question de savoir si vous saviez jouer des deux.


____Je me sentais très mal à l'aise d'un coup, autant la jeune femme rendait cette pièce apaisante, que cet homme, lui, la rendait froide et stressante. J'avais peur de faire un faux pas rien que par mes paroles. Je ne voulais pas échouer dès le début... Mon réflexe fut alors de rester souriante, sans avoir l'air trop crispée, mais surtout je désirais rester simple et naturelle.

- Combien de morceaux avez - vous préparer ?
- Étant dans le doute : deux.


____L'homme me regarda alors, visiblement surpris, il me fit un immense sourire, qui me détendit instantanément. Ouf ! Ce mot résonna dans ma tête. Soulagement, j'avais bien fait... Il me demanda ensuite si je jouerais à la guitare pour m'accompagner au chant, je répondis par la positive, m'apercevant, seulement à ce moment - ci, qu'un petit poste radio était présent dans le fond. Son sourire s'élargit davantage, et il me désigna ma guitare, souhaitant que je commence par la démonstration concernant la gratte, sans m'interroger sur le titre. Assise sur mon tabouret, Gibson en main, je vis l'homme conserver son sourire, regardant intensément mon instrument.

____Je me devais de lui rendre hommage, à lui, mon ange gardien. Lui, qui me permettait de toujours avoir le sourire, lui qui était là pour moi, même à des kilomètres, il savait toujours me montrer sa présence... Mes souvenirs en sa présence commencèrent à défiler devant mes yeux en même temps que mes doigts glissaient sur chacune des cordes. Me voici embarquée dans mon monde, à l'aise, personne ne pouvant m'atteindre, juste pensant à une belle vie...

- Très bien, merci. me fit l'homme, ne laissant rien paraître de sa décision, à la fin de mon titre. Tokio Hotel, n'est - ce pas ?
- En effet.
- Vous aimez ?
- Ce sont des amis, pour être précise.
- Je vois, d'où votre goût pour la musique ?!
- Non, cela vient de mon père.


____Il me sourit, et continua à écrire des choses sur son calepin comme les trois autres personnes présentes. Avais - je mal répondu, la sincérité n'étant pas toujours la meilleure des choses ! Ils me regardèrent, et la jeune femme prit enfin la paroles me demandant de poursuivre avec le chant choisissant deux couplets et un refrain au sein de la chanson désirée. J'acquiesçai et attrapai la guitare de mon père, rien que ce contact me rassura et me rendit un rythme cardiaque, plutôt, normal. Puis je commençai ma chanson, dans un ton mélancolique, tout en montrant un brin d'amusement, de bonheur...

[ clik sur le texte ;) ]

Drunk and I'm feeling down
Je suis ivre et je me sens de plus en plus mal
And I just wanna be alone
Et je veux juste être seul
I'm pissed cause you came around
Je suis énervé car tu es venue par ici
Why don't you just go home ?
Pourquoi ne vas-tu pas simplement chez toi ?
Cause you channel all your pain
Car tu as canalisé toute ta souffrance
And I can't help you fix yourself
Et je ne peux pas t'aider à te construire
You're making me insane
Tu me rends fou
All I can say is...
Et tout ce que je peux dire c'est...

I tear my heart open, I sew myself shut
Je déchire mon c½ur, je me recouds moi-même
My weakness, is that I care too much
Ma faiblesse, c'est que je m'inquiète trop
And my scars remind me that the past is real
Et mes cicatrices me rappellent que le passé est réel
I tear my heart open just to fiel
Je déchire mon c½ur juste pour ressentir


I tried to help you once
J'ai essayé de t'aider une fois
Against my own advice
A contre - c½ur
I saw you going down
Je t'ai vu plonger
But you never realized
Mais tu n'as jamais réalisé
That you're drowning in the water
Que tu te noies dans l'eau
So I offered you my hand
Donc je t'ai proposé ma main
Compassions in my nature
La compassion est dans ma nature
Tonight is our last stand
Ce soir c'est notre dernière entrevue


____Je terminai sur quelques notes de guitare, avant de relever la tête, et d'oser les regarder. Sortie de mes pensées et de mon monde, mes yeux se posèrent sur le visage de cet homme à l'apparence si froide. Mon interprétation le laissa de marbre, il me regardait juste, insensible. Un doute m'emplit alors...

- Merci Mlle Tach. Nous vous enverrons notre réponse dans les plus brefs délais par courrier. fit-il enfin après de longues minutes interminables de silence.
- Merci à vous, au revoir.
- Au revoir.
dirent-ils en c½ur, écrivant sur leur bloc notes.

____Je regagnai la sortie, à la fois soulagée que l'épreuve soit passée, mais aussi, stressée par l'attente de la réponse. Leen me rejoignit la première, fixant la porte depuis mon entrée, puis Tom et Bill vinrent à ma rencontre, me posant tout pleins de questions...








Il fallait que je vous mette cette vidéo !! Je me bidonne complètement quand je la regarde ! [ clik ]

MAKI XD (on s'comprend)




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# Posté le lundi 17 décembre 2007 04:44

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:42

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 44 <3 Spineshank - Forgotten

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 44 <3 ♫ Spineshank - Forgotten
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 44











____L'après - midi se passa en ville, du coté chic de Berlin. Plusieurs personnes s'arrêtèrent sur notre chemin nous regardant de travers, Leen et moi, et demandant des signatures aux jumeaux. Pathétique jalousie... Mais nous continuâmes à rire comme des enfants, se poussant dans les rues, se jetant de l'eau glacée dessus, s'arrêtant dans un petit restaurant, et de temps à autres dans des cafés, visitant des boutiques sans faire aucun achat, ce qui fut assez difficile pour Bill, mais il s'y fit !

- Tu ne devrais pas fumer autant. me lança Tom après avoir passé quelques minutes dans un petit café.
- Du moment que je ne fume pas autre chose...

____Leen explosa de rire, tandis que Tom me regarda choqué. Après quelque minutes de doute sur mon sérieux les jumeaux rirent avec nous. Les clients nous fixaient, certains attendris par notre amitié débordante d'énergie et de gaieté, d'autres nous reprochant de ne pas être discrets...

- Puis tu sais tu peux parler, toi aussi il t'arrive de fumer... ajoutai-je après avoir retrouvé mon souffle.
- Comme tu dis il m'arrive de fumer, puis j'en ai besoin ça m'enlève le stress !
- Pff broutilles ! C'est psychologique ça !
- Hum « broutilles » ! Tu me feras toujours autant rire avec tes expressions Ni' !
s'incrusta Leen.
- Bref ! C'est vrai après tout !
- Bah pourquoi tu fumes alors ?
demanda Bill, cherchant la petite bête.
- Rooohh, mais vous m'emmerdez ! J'aime bien, l'odeur le goût, je sais pas moi !
- Elle a pas tord !
me soutint Leen, allumant une cigarette à son tour !

____Les garçons nous regardèrent plutôt perplexe de notre débauche commune. Bill le seul véritable non - fumeur riait de notre dépendance, tandis que sa moitié, lui soutenait de ne pas être dépendant. Voulant toujours le dernier mot il trouva la réplique parfaite : « ça ne saurait tarder, ne jamais dire jamais ! ». Et en effet Tom ne su quoi répondre si ce n'est un « mais... » très peu convainquant.


____C'est aux alentours de dix - huit heures que j'arrivai chez moi avec comme unique présence : la solitude. Les jumeaux étaient rentrés chez eux, et cela fut le début de long mois d'éloignement... En effet, cet après - midi était notre dernière jusqu'au mois de d'Avril, ils devaient passer un peu de temps avec leur famille, et préparer leur valise pour leur départ programmé au jeudi. J'étais triste, mais nous nous promîmes de nous donner beaucoup de nouvelles, même en plein manque de temps - libre...

____Une fois rentrée, guitares et sac en main, Teresa vint à mon encontre pour me débarrasser de mes affaires, me proposant en même temps quelque chose de chaud. Réponse négative, elle m'interrogea du regard...

- Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas soif, c'est tout.
- Vous sentez la cigarette...
- Je sais on est allé dans un café avant de rentrer.
- Vous sentez quand vous parlez. Vous savez votre père est peut - être ignorant de cela, mais j'ai un fils fumeur... Je ne suis pas dupe.
- Je fume c'est vrai, mais ce n'est rien.
- Pour une personne ayant une voix aussi extraordinaire, cela ne peut être « rien ».
- Merci de t'inquiétez pour moi, Teresa, mais j'aime ça, et je ne compte pas m'arrêter demain. Comme on dit il faut de la volonté pour se stopper, pour le moment je n'ai pas cette volonté, donc ne te donnes pas du mal pour rien.
- Très bien, je n'insiste pas vous avez raison, après tout. Je n'ai pas à m'en mêler...
- Nan, ce n'est pas ça, c'est très gentil de ta part de t'en préoccuper, mais comme j'ai dis, j'aime ça, et l'envie d'arrêter n'est pas là pour le moment.
la coupai-je.
- D'accord, je m'inquiète pour vous, c'est tout.
- Qui ne s'inquiète pas pour moi en ce moment...
dis-je en un murmure.
- C'est normal, mademoiselle. Vous venez de traverser une épreuve difficile qui ne vous laissera pas inchangé. me répondit-elle sur le même ton que moi.
- Je sais, mais qui c'est, cela n'est peut-être pas plus mal.
- C'est à voir.


____Puis mon père entra ce qui nous interrompit dans cette conversation qui me mettait de plus en plus mal à l'aise, mais qui me faisait du bien, étrangement... Elle ne s'en rendait peut - être pas compte mais Teresa m'ouvrait les yeux, me mettait véritablement face au monde... Mon père nous rejoignit au salon, où nous nous étions assises, puis commença l'interrogatoire par rapport à ma journée, il me faisait sourire... La folie des détails : un des traits du caractère de cet homme si merveilleux et attentif qu'était mon « papa ». Je lui répondis alors du mieux que je le pouvais, n'omettant rien, lui donnant mes impressions face à cet homme froid, et cette femme angélique. Il souriait à chacune de mes paroles, me voyant quelque peu heureuse de mes prestations. La soirée se fit ainsi, comme au bon vieux temps, tout les deux se parlant...

- J'aimerai que tu rencontres Ann...
- Ann ? Ah la fameuse femme ?!
- Oui... Cette semaine ça te dérangerais ? Je ne voudrais pas te brusquer, tu comprends...
- Ne t'inquiètes pas papa, je vais bien !
le coupai-je, insistant sur la fin de ma phrase.
- Bon... Si tu le dis, mais après je risque d'être vraiment trop pris...
- Ok, pas de problème.
- Jeudi soir, ça te convient, un petit restau' ?
- Cool !


____Il était visiblement heureux de ma réaction. J'étais contente, pour lui, oui c'est vrai... Mais pour moi beaucoup moins. Comment était - elle ? Puis surtout comment serait - elle avec moi : hypocrite, faussement heureuse de me connaître ? S'il voulait me la présenter officiellement c'est que cela devenait sérieux avec elle, et qu'elle était bien pour lui, non ? ... C'est donc sur ces dernières paroles que je montai me coucher, partagée entre deux sentiments : le bonheur, la joie de cette journée, mais le doute, l'inquiétude, la peur de cette fin de soirée trop réaliste...


____Je me levai, en ce jeudi plutôt brumeux, la tête en compote... J'avais reçu plusieurs appels des jumeaux dans la nuit, mais je dormais bien trop profondément pour entendre... Mon sommeil rattrapé après avoir fait « le tour du cadran », pour cause, mon mercredi n'avait pas été une journée des plus intéressantes, m'apparentant à une loque humaine... Je me levai, écoutant en même temps mes messages. Tom et Bill dans le fond, m'annonçant leur départ, la tristesse qu'ils éprouvaient à quitter leur pays originel, mais leur joie de connaître l'étranger... Ils étaient comme de fous à l'appareil. Cela me fit sourire, mais me fit aussi penser au dîner auquel je devais assister ce soir - là... Aucune motivation... J'allais encore m'ennuyer de pied ferme toute la journée, m'encombrant de pensées inutiles bien trop nombreuses... Une journée en ville me disait bien, soudainement, de quoi oublier !

- Teresa ?
- Oui ?!
- Une journée en ville, ça te dis ? Si t'as pas trop de choses à faire bien sûr, mais ça me ferait plaisir de faire quelques boutiques avec toi... Comme quand j'étais petite, ça me manque !
- Bon... Vous avez de bon arguments ! Nous pourrions partir vers quinze heures, mais pas plus tôt, le nettoyage n'attend pas, surtout que cela doit être fait avant que votre père revienne, et sait - on jamais à quelle heure nous allons être de retour à la maison, vous connaissant.
- C'est vrai !
dis-je en riant. Bon c'est cool alors ! En faite j'ai besoin d'une robe ou autre chose pour ce soir, pour le dîner ! Mais le problème c'est que je ne sais même pas dans qu'elle genre de restau' on va !
- Appelez - le, c'est le mieux, je pense.
- Pas faux ! Merci Teresa.


____Elle acquiesça, continuant ce qu'elle faisait, tandis que moi, je terminai mon bol de céréales très peu rempli, je dois avouer. Puis je remontai allant à la douche, me préparer. Rapidement de retour dans ma chambre à ranger mes affaires, ma guitare, mes papiers, j'allai sur l'ordinateur au petit salon, par la suite. Et quelle surprise !
____Par curiosité et amusement mes recherches aboutirent, aux sites consacrés à mes amis... Déjà certaines filles nous descendaient Leen et moi sur certains forums, nous ayant vu en ville ensemble. Vraiment pathétique ! Prise d'un fou rire, j'alertai Teresa qui monta en quatrième vitesse me voir. Elle me regarda interloquée, me voyant pleurer de rire, je lui désignai alors ce qui me valait cette réaction, et je la vis sourire, comprenant que les « insultes » présentes sur la page étaient destinées à Leen et moi. Mon fou rire finit je vérifiait qu'aucunes photos étaient présentes de nous. Heureusement, il n'y en avait pas de Leen, mais de moi... Oui. Cela m'aurait été égal s'il ne s'agissait pas d'une photo à l'enterrement de ma mère, celle de Tom accourant vers moi, agenouillée. Teresa toujours à coté de moi, porta sa main à sa bouche, me prit la souris des mains et ferma la fenêtre...

- Vous en avez assez vu pour aujourd'hui je crois.
- Merci...
laissai-je tomber faiblement.
- Le déjeuné doit être servi, vous venez.
- Je n'ai pas faim.
- Taratata ! Pas de ça avec moi ! Vous venez manger, et tout de suite, sinon cet après-midi pas de shopping ! D'ailleurs avez - vous téléphoné à votre père ?
- Nan j'ai oublié. Vous êtes merveilleuse, merci.
- Allez, en piste ! On descend, je me chargerais d'appeler Erwan.
- D'accord.


____Toute penaude, je suivis Teresa à la cuisine, l'esprit ailleurs... Cette histoire me hanterait toujours ! Mais comment ces filles pouvaient être aussi connes ! Elles ne pouvaient pas s'imaginer à ma place ... Elles t'incendiaient par jalousie, ce qui n'avait pas lieu d'être. Elles pouvaient les connaître, elles aussi, si elles l'auraient vraiment voulu. Elles n'avaient de barrière au niveau du langage, ni par rapport au pays, ils devaient sans doute être beaucoup plus accessible ici qu'en France, ou en Italie, ou ailleurs... Je ne comprenais pas, comment pouvaient-elles avoir autant de culot, mais surtout, aussi peu de cervelle. Où voyaient - elles le mal, dans notre relation ? Ne les aimaient - elles pas pour leur musique ? Des tas de questions s'immobilisaient dans ma tête, me rendant malade.











Ich-x-bin-da483 m'a victimisé. [ MAKI XD ! Tmtc ]


7 Choses que j'aime :
- Lire.
- Écrire.
- Les dreads. [ bientôt !! =D ]
- La mode babos...
- Le orange.
- Les pures soirées avec certaines personnes.
- Dire que de la merde, à longueur de journée, pour faire retrouver le sourire aux gens.



7 Choses que je déteste :
- Les mythomanes.
- La distance entre moi et certaines personnes.
- Les gens qui prétendent tout savoir.
- Les endives !
- Le chocolat [ en tablette ]
- Les pantalons qui serrés.
- Les séries policières.



7 Groupes / Artistes préférés :
- Papa Roach
- Chevelle
- Madina lake
- 3o Seconds To Mars
- Deftones
- Funeral For A Friend
- The Police



7 Choses que je dis souvent :
- Héhé.
- Pire.
- Énorme.
- Tchoo.
- T'sais.
- Tu vois.
- Trop.



7 Choses à faire avant de mourir :
- Voir Jacoby Shaddix en vrai. [ le chanteur de Papa Roach ]
- Écrire mon bouquin.
- Faire mes dreads.
- Habiter en appart en collocation.
- Connaître l'Amour... [ le vrai ]
- Aller à Disney pour mes 2o ans !
- Visiter les pays de mes rêves.



7 Choses à savoir sur moi :
- J'ai 2o ans en mai.
- Je suis intérimaire avant de reprendre mes études.
- Je suis percée à la langue et bientôt dans la continuité de l'oeil droit.
- Je suis une obsédée de l'écriture.
- Non, ne fait pas parti de mon vocabulaire.
- Je suis une hippie [ si on peut dire ça comme ça ^^ ]
- Je suis quelqu'un de plutôt solitaire.



7 victimes :
- Mon femme - Des-esp0irs-fanes
- Alleiin
- xxx-Fiction-TH-ooo
- Ich-schrei-natch
- Aspi-ReveS
- Mila-Fiction
- Br0kenxSmiile



Désolée pour les victimes ... ;-] Ne m'en voulez pas hein ?!


[ 1oo ] [ 15o ]

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 07:54

Modifié le lundi 03 mars 2008 09:24