<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 25 <3 Fun Factory - Pain

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 25 <3 ♫ Fun Factory - Pain
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 25







Je voulais déjà la retrouver, pour l'éternité...









____Assise sur la première marche de l'escalier, ma guitare en main, quelques notes de mélancolie s'élevèrent dans la maison. Une composition nouvelle, pour cette sensation nouvelle. La plus belle mélodie de ma vie... Aucune paroles étaient dispensables pour distinguer toute cette tristesse rejetée de mon âme, voulant être en paix...

____C'est déconnectée du présent, que j'attrapai le combiné du téléphone pour appeler l'hôpital.

- Bonsoir, que puis - je pour vous ?

____En réfléchissant et en me concentrant, durant plusieurs minutes, je sortis une phrase plus ou moins française.

- Ma maman, euh... morte. Je... ne savoir... quoi faire.

____La jeune femme au bout du fil eut du mal à me comprendre et remarqua que je n'étais pas française...

- L'adresse ?
- Euh... Vier impasse de l'aérodrome, Ancône. dis-je avec un accent typiquement allemand, très lentement.
- Vier ? C'est quatre en allemand, non ? demanda-t-elle apparemment à sa voisine. D'accord nous vous envoyons quelqu'un.

____Je raccrochai et m'écroulai au sol, mes larmes redoublèrent... Quand ils arriveraient, cela voudrait vraiment dire qu'elle n'était plus là, pensais-je.
____Je ne voulais pas la quitter, pas maintenant, il me restait un peu moins d'une semaine à rester ici, sans elle ce serait impossible...

____Le bruit des sirènes m'enlevèrent de mes pensées mornes, j'appuyai sur l'interrupteur pour ouvrir le portail. L'ambulance entra dans l'allée, j'attendis sur le pas de la porte.

- Mademoiselle ! Vous me comprenez ?

____Je haussai des épaules, aucunes paroles ne purent sortir de ma bouche.

- Parlez-moi ? Qu'y a-t-il ?

____Sans répondre, je désignai le auvent sur le coté de la maison avant de tomber au sol, les mains sur le visage. Un ambulancier se chargea de moi, tandis que deux autres se dirigeaient vers l'endroit indiqué.

- Mademoiselle, calmez-vous...

____Mes sanglots reprirent, mes larmes vagabondaient sur mes joues, de plus en plus nombreuses. Le médecin tenta de me consoler, mais en vain, je ne comprenais rien à ce qu'il me disait...
____Les deux ambulanciers revinrent quelques minutes plus tard, le brancard en main, ma mère dessus, recouverte d'un drap blanc. Vision d'horreur. Un, des deux médecins, qui ramenait ma mère dans l'ambulance, me prit par la main et me fit monter à l'avant pour m'épargner une fois de plus cette image qui me terrorisait. L'ambulance démarra et fila à toute vitesse vers l'hôpital le plus proche.
____En moins de dix minutes nous arrivâmes la-bas. Sans doute, après trop d'émotion, mes jambes me lâchèrent, et je perdis connaissance en descendant de l'ambulance...


____Je me souviens, c'est avec grande difficulté que j'ouvris les yeux, trop de lumière d'un coup... Une infirmière se tenait à mes cotés, me regardant, et notant mes constantes.

- Vous voila réveillée, mademoiselle.

____Ne comprenant pas un mot, je me tournai sur le coté, une larme rejoignit l'oreiller, repensant au pourquoi du comment j'étais arrivée ici. Seule et impuissante face à cette mort subite... La réalité me frappant au visage, mes yeux se refermèrent, me laissant regagner ce cauchemar.

- Nine ...

____Puis une caresse tendre me sortit subitement de mon sommeil, il faut le dire, très agité. Une fois les yeux ouverts, ma vue nette, je distinguai Olivier, souriant sensiblement, ses yeux légèrement embués de larmes.

- Olivier, mais pourquoi es-tu si triste ?
- J'ai eu peur pour toi ! C'est peut-être idiot mais je me suis inquiété. Dès que j'ai appris la nouvelle par ma voisine, puis par la presse, je suis venu ici, mentant sur mon identité pour pouvoir te voir.
- Aie...
- Tu as mal où ? paniqua-t-il.
- Pourquoi la presse ? fis-je comme si je n'avais pas entendu sa question.
- Ta mère était une grande mannequin, même en France elle était très connue, elle fait la une des magazines... Je suis désolé. finit-il gêné.
- Ce n'est rien. Tu sais, j'aimerai sortir d'ici.
- Je sais, je me doute bien, je me suis renseigné auprès des infirmières, tu peux sortir demain normalement.
- Nous sommes quel jour ?
- Le 29 décembre. Tu es restée inconsciente deux jours. Trop d'émotions d'un coup sans doute.
- Ouais...

____Une larme, seulement une s'échappa de mes yeux. Olivier s'empressa de l'essuyer du bout de son pouce. Il me regarda fermement dans les yeux, son regard m'apaisa instantanément, me donnant du courage.

- Merci.
- C'est normal...
- Je veux rentrer chez moi maintenant ! affirmai-je en me mettant soudainement debout.
- Non, tu dois rester ici !
- Mais je vais bien, je n'ai rien à faire ici !
- Si ils veulent te garder jusqu'à demain, c'est qu'ils doivent avoir raison !
- S'il te plait ! Je dois rentrer... dis-je doucement mon regard planté dans le sien.
- Bon...

____Il se leva du fauteuil, attrapa mes affaires, me les donnant, puis partit surveiller l'arrivée des infirmières pendant que je me changeais. Sur une des fiches de renseignement présente au bord du lit, j'écrivis au dos : « Je vais bien, je n'ai pu rester davantage. Ne vous inquiétez pas. Merci. » Le tout en allemand, je me doutais bien que l'infirmière qui trouverait cette feuille sur mon lit ne comprendrait pas, mais tant pis.

____Après plusieurs minutes de course folle dans l'hôpital, Olivier et moi nous retrouvions dehors. De l'air, du vent, enfin. Mes poumons se remplirent, mes cheveux volant dans tous les sens. Une sensation de bien-être m'enivra, bien que mon mal était toujours présent au plus profond de mon être. Olivier me prit par la main et m'emmena à sa voiture, garée un peu plus loin sur le parking.


____Arrivée devant le portail, je sortis hésitante de la voiture, puis entra la clef dans la serrure. Olivier entra sa voiture dans l'allée. Il sortit le plus rapidement possible de sorte à être près de moi, pour me montrer que je n'étais pas seule.

- Tes démons feront tout pour t'abattre mais je t'en prie soit forte... Pour le moment je suis là. me fit-il voyant mes yeux s'embuer de tristesse.
- « Pour le moment » comme toujours, personne ne reste à mes cotés...
- En France je suis là, en Allemagne je ne peux pas...
- Je sais. répondis-je avec désespoir. Accompagne-moi, s'il te plait.

____Pour réponse il me prit une nouvelle fois la main, et m'entraîna à l'intérieur de la maison, la porte étant non verrouillée. Je le regardai, tandis que lui était émerveillé par l'immensité de la villa, et peut-être par la déco. Mais aucun son ne sortit de sa bouche.

- La cuisine est là, tu veux peut-être quelque chose ? Faim, soif ?
- Un peu les deux ! sourit-il.
- Viens. Tu sais faire à manger ?
- Tout dépend, les choses simple ouais.
- Parfait ! Je ne me sens pas motivée pour faire un repas, le frigo là, tu fouilles, dans ce placard, les conserves, dans celui-ci y'a des pâtes... tout ça, et là sel, poivre, herbes...
- Tu veux que je m'improvise cuisinier en gros.
- Oui, enfin je n'ai pas très faim, mais il faut bien que j'avale quelque chose, je ne suis pas difficile, j'aime tout. Pendant ce temps je suis au salon, là en face.
- Ok.


____Il me sourit puis me fit un léger baiser sur la joue portant tout le courage du monde. Sa présence m'empêchait de tomber plus bas que terre.
____Je rejoignis le petit salon, m'assis sur la poire qu' « elle » m'avait offerte à noël, et restai là de longues minutes face à ce buffet, hésitant à l'ouvrir pour découvrir de nombreuses vérités...

« Dans le buffet tu trouveras toutes tes réponses... Du moins je pense. »








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# Posté le vendredi 26 octobre 2007 16:34

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:00

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 26 <3 Papa Roach - To Be Loved

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 26 <3 ♫ Papa Roach - To Be Loved
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 26











____Tant pis, je voulais savoir. Pourquoi cette mort si subite ? Je tournai lentement la clef présente sur une des deux portes... Une pile de papiers s'offrait à moi. Comment savoir où regarder ? J'ouvris l'autre porte, et cette fois-ci une boite en carton m'attira l'½il. C'était sans doute cela qu'elle voulait que je trouve. Sans plus attendre je la pris et partis m'installer sur le sofa, en posant la boite sur la table basse. Quelques regards vers la cuisine, Olivier avait l'air très concentré, une petit sourire s'échappa de mes lèvres, un léger, comme tous depuis trois-quatre jours.

____De nombreuses feuilles pliées remplissaient le carton. Des ébauches de lettres, visiblement, qu'elle voulait m'envoyer durant toutes ces années d'absence. Une feuille double, couleur orange, se trouvait au centre de toutes, elle était daté du 22 décembre 2oo5, autrement dit quatre jours avant son décès.


« Ma chérie,
Si tu tombes sur cela, c'est que j'ai rejoins les étoiles, d'où je pourrais veiller paisiblement sur toi...
De nombreuses questions doivent trotter dans ta tête, remplie d'incompréhension, et je le comprends tout à fait, c'est pourquoi je vais faire en sorte d'y répondre du mieux que je peux.
Tout d'abord, je te remercie du fond de mon c½ur d'être venue passer ces quelques jours avec moi, ce fut les meilleurs moments de ma vie depuis de nombreuses années. Je veux que tu sois forte pour moi, mais te connaissant je ne me fais pas de souci la dessus, je sais que tu y parviendras.
La vraie raison de ta venue ici, est donc différente de celle que tu pensais. Je savais au moment où je t'ai envoyé cette lettre, le jour de ton anniversaire, qu'il ne me restait que quelques semaines à vivre, j'ai donc annulé tout contrat de mannequinât, ce que mon couturier comprit, tout naturellement, et j'ai décidé de vivre mes derniers souffles à tes cotés, et je pars plus heureuse que jamais, car tu a eu le cran de venir. Je me sens un peu égoïste d'avoir fait cela. La plus grosse question étant : si je meurs sans l'avoir vu depuis toutes ses années, m'en voudra-t-elle beaucoup plus que si elle a passé les derniers jours de ma vie à mes cotés ? Ai-je eu tord ?

Il y a un mois, un médecin m'avait pronostiqué une tumeur au cerveau, sans hésité, j'ai refusé toute opération. Non pas que je voulais mourir, non, mais en tentant de m'enlever la tumeur, je risquais à 90% de perdre la vue, et d'être peut-être paralysé. Je ne peux te donner davantage de détails, c'est beaucoup trop compliqué à expliquer.
J'espère que tu comprends mon geste. J'ai préféré avoir des maux de tête insoutenables, me mettre une tonne de fond de teint, avaler une quantité impressionnante de cachets, et survivre durant quelques semaines à tes cotés, plutôt que de vivre peut-être dans un fauteuil roulant, ne voyant rien. Tu sais autant que moi ce qu'est la pitié, et à quel point je méprisais les personnes en ayant...
»

____La lettre continuait ainsi durant deux pages. Mes yeux parcouraient tout ses mots, dans lesquels je reconnaissais bien ma mère, elle et ses principes, tout comme moi. Olivier vint me couper dans ma lecture, hésitant, n'osant pas me déranger.

- Tu as fini ? lui fis-je en levant la tête de la lettre.
- Oui, désolé, je ne voudrais pas te perturber dans ta lecture. répondit-il gêné.
- Non ne t'inquiète pas... C'est une lettre de ma mère, elle l'a écrite quatre jour jours avant de mourir.
- Elle te donne des réponses.
- Oui, je comprends mieux pourquoi elle voulait tant me voir.
dis-je, doucement.
- Ok. C'est bien.

____Je voyais sa gêne dans son regard, dans ses gestes, dans sa voix, il n'était pas à l'aise, ne connaissant, apparemment pas, la mort de quelqu'un de très proche.

- Tu as fais quoi à manger ? tentai-je de détendre un peu l'atmosphère.
- Un gratin dauphinois, c'est ce que je sais le mieux faire. affirma-t-il fière de lui. Il est prêt dans quelques minutes si tu as faim.

____Je le regardai, intensément, lui envoyant tous les merci du monde. Il me sourit, puis partit vers la cuisine. Je terminai ma lettre, puis le rejoignis.
____Le repas se passa sans un bruit, sans une parole. Son gratin était divinement bon, telle fut la seule phrase qui vint perturber le silence, accompagné d'un « merci » timide.

____De nouveau dans le salon, je continuai ma quête aux réponses. Olivier s'approcha de moi, s'assit à mes cotés, tandis que quelques larmes revinrent soudainement, me sentant horriblement vide. Mon père, les jumeaux, personne ne savait pour maman, sauf si la presse avait été jusque chez moi. Mais je ne pensais pas puisque je ne reçus aucun coup de fil. Je n'avais pas assez de force pour leur apprendre la nouvelle, j'attendais donc qu'ils m'appellent d'eux-mêmes.

- Tu veux bien me tenir compagnie ce soir ? demandai-je hésitante à Olivier, me serrant un peu plus contre lui.
- Oui bien sûr, je préviendrais juste mes parents, pour qu'ils ne s'inquiètent pas.
- Le téléphone est là dans l'entrée.


____Il me regarda, et me prit dans ses bras, me caressant le bas de mes cheveux. Puis il se leva pour téléphoner. Je continuai à lire tous les papiers contenu dans la boite. Des photos étaient présentes, de moi, d'elle, et même de mon père. Certaines au dos avaient des inscriptions, tel que : « On a peut-être l'âge de ses artères mais le c½ur, lui, n'a pas d'âge et est éternel ».
____Puis je tombais sur une petit bout de papier enfoui dans une lettre de l'hôpital, confirmant le pronostic du médecin.

« Si tu tombes sur cela ma puce, je veux que l'on m'enterre en Allemagne c'est ma seule faveur. A la maison, je veux être. »

____Tel était son choix, je la ramènerais à la maison, elle retournera avec ses racines à Leipzig, sa ville natale. Olivier me rejoignit, je lui posai des questions pour savoir comment je pouvais ramener ma mère dans mon pays. Étonnamment il savait comme s'y prendre, son oncle travaillant dans les pompes funèbres. Il m'expliqua la démarche à suivre. On décida de s'en charger demain, puisque mon départ était programmé pour le 31 en fin de matinée.

____Epuisés, nous montâmes nous coucher aux alentours de vingt-deux heures. Je lui indiquai la chambre d'ami tandis que moi je regagnai ma chambre. Le sommeil ne voulait m'emporter, submergée par mes pensées : ce départ soudain, cette rencontre me perturbant, et ne me laissant pas indifférente, les retrouvailles imminentes avec les jumeaux, Leen et mon père...



- Tu m'offres cette nuit à tes cotés ? demandai-je à Olivier, en entrant dans sa chambre, d'un pas fébrile.

____J'étais debout, à l'entrée de la chambre, un réverbère toujours allumé, essayait de faire passer quelques jets de lumière à travers les volets entre-baillets. Je distinguai Olivier, réveillé, gêné, ne sachant quoi penser, et répondre face à cette proposition. Il ouvrit la couette, me faisant signe de le rejoindre. Sur la pointe des pieds, vêtue d'un caleçon et d'un long t-shirt, je m'approchais, souriante, voulant faire abstraction à ma vie durant l'espace d'une nuit...
____Une fois dans le lit, je posais ma tête sur son torse, nu. Une larme tomba, malgré moi sur lui, il me releva la tête, me soufflant au creux de l'oreille un « chut, je suis là, cesse tes larmes ». Mon regard se plongea longuement dans le sien avant que mes lèvres rejoignirent les siennes, chaudes d'émotions. Notre baiser devint plus intense, nos langues se mêlant en une danse endiablée. Je me sentais bien là, au creux de son c½ur.
____Nos caresses se firent de plus en plus précises, mon t-shirt finissant au sol, laissant à Olivier une vue sur mes tétons très tendus par le désir. Il esquissa un large sourire qui me fit craquer. Sans plus attendre je me mis à califourchon pour l'embrasser sur chaque partie que son corps m'offrait, quelques gémissements de plaisir de sa part m'arrachai un sourire de satisfaction. Bien que je n'ai jamais été jusque là avec un garçon, j'avais l'air de bien m'y prendre, laissant mon désir pour lui faire le travail. Je sentais sa virilité prendre de plus en plus d'ampleur, il se retourna pour se mettre entre mes jambes, et entreprit à son tour de me faire succomber à son charme, et au désir. Ses baisers descendirent sur ma poitrine, ce qui me fit lâcher un souffle de bien-être. Puis il descendit encore plus retraçant mon nombril avec ses lèvres et ses doigts. Arrivée à mon caleçon, il me regarda dans les yeux me demandant la permission de l'enlever...

____A présent dénudés de tout vêtements, nous simulions l'acte, le désir l'un de l'autre devenant très intense, Olivier entra doucement en moi. Un douleur très légère laissa sa place à un plaisir inégalable. Ses vas et viens, étaient lents, il voulait sans doute se faire désirer, et me torturer. Un sourire béat naissait sur nos visages, des regards pétillants, des baisers volés, et parfois très profonds. Olivier me regarda très longuement dans les yeux, augmentant petit à petit ses coups de reins. La cadence me torturant de plus en plus, l'envie de vraiment prendre mon pied, m'envahit subitement... Je pris les chose en main, en bougeant moi-même plus rapidement pour le faire accélérer tel que je l'attendais. Agréablement surprit, il me suivit, posant sa tête au creux de mon cou...

____Cette première fois fut parfaite, je n'avais pu rêver mieux, sans doute. Olivier toujours en moi, le temps de reprendre son souffle, m'embrassait au creux de l'oreille. Je le serra très fort contre moi, lui glissant un « merci » plus que sincère au coin de ses lèvres. Un immense sourire illumina son visage. Il se retira, épuisé, mais visiblement heureux, avant de me prendre tout contre lui.
____Ma nuit fut beaucoup moins agitée que ces derniers jours, me sentant protégée dans ses bras protecteur...

____Les quelques rayons de soleil traversant les volets vinrent me réveiller, me laissant découvrir un charmant jeune homme à mes cotés, me regardant.

- Ca fait longtemps que tu es levé ?
- Vingt minutes, peut-être plus ...
- Et tu me regarde depuis ?
- Oui... Tu es vraiment belle.
- Merci.
dis-je rougissant.
- Rougis pas, c'est sincère.
- Ouais, bon allez on se lève une longue journée s'annonce.


____Il acquiesça, nous nous levâmes, tout en nous rhabillant, nous regardant quelque peu gênés, mais le sourire tout de même présent. La grande horloge d'en bas annonça dix heures quand le téléphone se mit à sonner bruyamment, c'est donc en vitesse que je partis répondre. Malheureusement c'était un homme que je ne connaissais pas, parlant français... La main sur le bas du combiné, j'appelais à l'aide, Olivier. Il descendit, et comprit instantanément ce qu'il n'allait pas.

- Allô, allô, mademoiselle vous êtes toujours là ? faisait l'homme à l'autre bout du téléphone.
- Bonjour monsieur, je suis un ami de Mlle Tach, elle ne comprend pas le français, ou très peu, puis-je vous aider ?
- Ah, je comprends. Bon je vais faire court, et simple : je suis monsieur Dupont, notaire, et sa mère a laissé son testament, je dois voir mademoiselle Tach dans les plus brefs délais.
- Dans une heure ça vous va ?


____Monsieur Dupont, semblait fouiller dans ses papiers ou peut-être dans son agenda, puis il finit par accepter, ce dernier lui indiqua où se trouvait son cabinet. Ils raccrochèrent et Olivier m'expliqua le topo. Nous partîmes nous doucher ensemble, sans faire trop de dérapages, pour faire le plus rapidement possible. Quarante-cinq minutes plus tard, nous étions prêts, habillés, coiffés, et maquillée, en ce qui me concernait.
____Nous montâmes en voiture, j'étais stressée à l'idée de savoir ce que ma mère m'avait légué... Olivier me rassura du mieux qu'il pouvait, tout en conduisant jusqu'en ville.








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# Posté le dimanche 28 octobre 2007 13:55

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:02

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 27 <3 Carrie Underwood - Wasted

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 27 <3 ♫ Carrie Underwood - Wasted
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 27









____Nous arrivâmes, moins de dix minutes plus tard sur une grande place-parking. Olivier se gara rapidement, puis nous rejoignîmes un grand bâtiment administratif...

- Bonjour, nous avons rendez-vous avec Mr Dupont. fit Olivier à la secrétaire.
- Oui, il vous attend, c'est la troisième porte à votre gauche. répondit-elle, souriante.

____En effet, il nous attendait, assit tranquillement en face de son bureau.

- Ah ! Bonjour ! dit-il, impatient.
- Bonjour. fîmes en c½ur, Olivier et moi.
- Asseyiez-vous je vous en prie. Ce ne sera pas long.
- Tant mieux, nous avons des choses à faire.
lui fit Olivier, gentiment.

____L'homme parut d'un coup moins sûr de lui, gêné. Je ne comprenais que quelques mots, mais je vis bien son attitude changer. Monsieur Dupont s'adressait à moi, Olivier me traduisit ses paroles et fit de même pour les miennes.


[ Je ne mets pas les traductions d'Olivier ^^ ]


- Alors, votre mère était venue me consulter, environ deux semaines avant sa mort, me laissant son, en quelque sorte, testament.
- Oui, elle me l'a dit dans une lettre, je le savais.
- Alors pour faire simple : elle vous a tout légué. N'ayant pas de famille à part vous. Si, pardon, elle a laissé à sa s½ur une petit part de sa fortune. Mais tout vous revient : maison, ses biens matériaux, et les trois quart de sa fortune, voire plus.
- Sa fortune s'élève à combien ?


____Il retourna sa feuille, de sorte à ce que je puisse lire les chiffres. Je n'en revenais pas il y avait beaucoup trop de nombres : elle avait laissé à sa s½ur qui, dans mes souvenirs, était une peste, je la détestais : environ 5oo ooo¤. Et à moi, 8 o5o ooo¤. « Je ne suis même plus riche à présent, je suis millionnaire carrément » pensai-je.

- Mais qu'est-ce que je vais faire de tout ça, elle a été folle de m'en laisser autant !
- J'imagine bien votre surprise, mais vous savez votre mère était vraiment une des mannequins les plus prisées d'Europe. C'est à présent à vous de décider, vous pouvez accepter ou refuser la succession de ses biens qu'elle vous lègue...
- Oui j'accepte, il ne me reste plus que cela d'elle, je ne peux me permettre de refuser.
- Très bien ! Elle vous a même ouvert un compte, donc vous bénéficiez de même encore plus d'argent, mais ce compte ne s'ouvrira qu'à votre majorité...


____Il continua, m'expliquant plusieurs détails importants, puis il me demanda la signature à la fin du « testament ». Nous partîmes ensuite, Olivier et moi retrouver son oncle aux pompes funèbres. Endroit très morbide, endroit que je déteste encore aujourd'hui.
____Olivier salua son oncle, me présentant, puis lui expliquant la situation, je le voyais acquiescer, mais je ne comprenais vraiment rien à leur discussion, ils parlaient beaucoup trop vite, pour me laisser le temps de comprendre.
____Son oncle s'éloigna vers son bureau après avoir fini de parler, Olivier m'expliqua qu'il se chargeait d'appeler la morgue, tenu par un ami à lui. Parfois le monde est vraiment petit. Plusieurs minutes plus tard il revint le sourire aux lèvres, repartant dans une discussion avec son neveu.

- On peut y aller tout est arrangé.
- Tu peux m'expliquer un peu ?
- Ils feront embarquer ta mère, enfin ... Bref, dans un avion, puis elle sera prise en charge une fois arrivée à Berlin.
- Et moi dans l'histoire, je ne peux la voir rien, je n'aurais rien à faire ?
- Non, ne t'inquiète pas ils se chargent de tout.
- Je t'avoue que je ne suis pas complètement rassurée ...
- Il n'y a pas de raison, crois-moi.


____Je ne lui répondis pas, et on retourna à la villa... Sur la route j'avais reçu un message de Leen me demandant des nouvelles et s'impatientant mon retour. « Au moins une qui pense à moi ! ». Je lui répondis que mon retour était prévu pour le lendemain, que je serais de retour chez moi dans l'après-midi, pour ne pas qu'elle s'inquiète je fis semblant d'être heureuse.

____Une fois arrivée dans le salon, je m'étalais comme une masse sur le sofa, Olivier me rejoignit, visiblement distant.

- Tu as peut-être faim, c'est midi !
- Non merci. Mais vas te servir si toi tu as faim.
- Merci.


____Il se leva sans plus attendre, se dirigeant vers la cuisine. Je le vis réchauffer, son assiette dans le micro-onde, puis il me retrouva dans le salon, mangeant sur la table basse, pour ne pas me laisser seule.

- T'es un amour de rester avec moi.

____Cette affirmation soudaine le surprit, me croyant à fond dans l'émission qui passait sur le câble.

- C'est normal.
- Non, mais je suis sérieuse, on ne se connait que depuis quoi, deux semaines, on s'est vu cinq fois maximum, et tu es là lors d'une des passes les plus difficiles que je vais vivre.
- Au moins je suis sûr que tu ne m'oublieras pas. C'est particulier ce que je vis avec toi, sache-le.
- Même sans cet évènement je ne t'aurais pas oublié...
finis-je avant de l'embrasser tendrement au coin des lèvres.

____Mon visage toujours aussi près du sien, me perdant dans son regard d'un vert à en faire fondre plus d'une, il s'empara de mes lèvres, sensuellement.

- Tu n'en a jamais assez, toi ?! ris-je.
- Pas avec toi, non. Puis j'en profite, on ne se verra probablement plus à partir de demain.
- Ne dis pas de bêtises, cette maison est la mienne maintenant, je reviendrais.
- Oui, mais dans combien de temps. Je ne sais pas ce que je vais devenir...


____Notre courte discussion était murmurée, nos paroles ne pouvant être entendues qu'à quelques centimètres de nos bouches.
____Il avait probablement raison. Puis comme dirait les jumeaux : Carpe Diem. Je m'assis alors à califourchon sur lui, lui glissant ces quelques mots presque inaudible : « Tu as raison profitons de ces derniers instants à fond ». A cette phrase son sourire s'allongea, puis il me serra fort dans ses bras, je fis de même, et nous restâmes ainsi de très longues minutes. Je me sentais tellement apaisé de toutes tristesses ainsi, collée à lui. Nos gestes n'eurent rien de sexuel cet après-midi là, profitant juste de nos regards qui en disaient long sur nos pensées, de nos sourires mutuels, de nos quelques paroles chuchotées, de nos bras, et mains enlacées par moment.
____Olivier, vers vingt heures partit me préparer une assiette, après m'avoir forcé à dire oui. Me changeant les idées à ses cotés je jouais pour le déstabiliser :

- S'il te plait mange.
- D'accord, mais pas de ce qu'il y a dans la cuisine.
- Hein ?! Mais je ne déconne pas Nine, il faut que tu te nourrisses.
- Mais tu me suffis, je peux me nourrir de toi, jusqu'à demain ?
lui lançai-je pleins de sous-entendu dans mon regard.
- Je m'en fiche, même si c'est à moi de te donner à manger, tu mangeras, de la NOURRITURE ! avait-il insister sur le dernier mots, faisant celui qui n'avait pas entendu mes précédentes propositions.

____De mon coté, je riais de ma connerie, du moins j'essayais. Ma mère avait raison dans le fond, j'ai toujours détesté, tout comme elle, la pitié des gens. Je me suis toujours montrée forte face à toutes les situations délicates, évitant la rencontre avec des regards pleins de pitié. Ainsi Olivier, me croyait forte, il semblait être heureux de me voir « heureuse ». En quelque sorte je l'étais à ses cotés, il me changeait les idées, me parlant de choses et d'autres, mais je n'oubliais pas ce qui venait de se passer, en aucun cas, j'avais toujours mal, mes larmes ne coulaient pas par mon envie de me paraître forte, mais également parce que tout simplement je n'en avais plus, d'après moi. Trop de gouttes salées s'étaient échappées de mes yeux, j'étais sèche...


____Olivier revint donc cinq minutes plus tard avec deux assiettes chaudes, ainsi que deux verres, et une bouteille d'eau.

- Tiens, mange ça pour commencer et on verra après pour la suite.
- Oh, tu joue le coquin, ça y est !
dis-je souriante.
- C'est toi qui m'a tendu la perche.
- Je ne dis pas le contraire.


____Le repas fut ainsi, pleins de sous-entendus coquins. Je mangeai la moitié de mon assiette, ce qui le déçu quelque peu, mais il comprit, je n'avais pas faim et c'était normal. J'avais au moins fais l'effort de manger un petit peu. Il partit mettre nos assiettes dans le lave-vaisselle, et revint à mes cotés...








Du nouveau ici si vous voulez ! =P





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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 09:23

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:04

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 28 <3 The Audition - You've Made Us Concious

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 28 <3 ♫ The Audition - You've Made Us Concious
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 28











____Il m'attrapa comme une princesse, tout en m'embrassant tendrement dans le cou, puis m'amena à l'étage dans ma chambre. Mon sourire s'agrandit mais disparu bien vite quand il me déposa et me dit « Tu dois te reposer, demain ton voyage va être long. ». Je le regardai interloquée, mais qu'est-ce qu'il me faisait là !

- Tu te fous de moi j'espère, je n'ai pas l'intention de dormir, je ne suis pas fatiguée !
- Il faut que tu te reposes.
- Attends tu oses me dire que tu n'en as pas envie !
- J'ai pas dis ça.
me fit-il en s'éloignant de la pièce.
- T'es horrible tu me chauffes avec tes baisers dans le cou, et tu me laisses là, seule avec mon envie ?!

____Il se retourna, me regarda un long moment, le sourire mesquin aux lèvres. Puis il revint précipitamment vers moi, me serrant le plus fort possible dans ses bras, tout en m'allongeant à nouveau sur le lit.

- Tu me refais un coup bas, tu t'en prends une.
- Chut... Mais c'est que tu deviens une rebelle.
- Tu te fous encore de moi en plus !


____Pour me faire taire, il s'empara de mes lèvres, et ne s'en sépara que plusieurs minutes après, le temps que je lui enlève sa chemise et son débardeur, me laissant pour vision un magnifique corps musclé comme il le fallait. A cette vision je rougis quelque peu, il sourit puis entreprit de m'enlever à son tour mon petit pull et mon débardeur. Un jeu s'installa, sans que l'on se s'en aperçoive, se cherchant mutuellement, jouant avec les désirs de l'un et de l'autre.

____Une nuit de plus à deux, à se trouver, à se découvrir. Une paradis sur terre, loin de toutes souffrances hantant nos esprits.
____Difficilement j'ouvris les yeux en entendant mon réveil propager une mélodie fracassante. Olivier à mes cotés émergeait également. Un sourire, puis un petit bonjour, avant de nous lever, nous mirent de bonne humeur, ou du moins pour lui, parce que en ce qui me concernait « bonne humeur » était difficilement concevable, véritablement.

____Après avoir déjeuné tranquillement, histoire de prendre des forces, comme m'avait si bien dit Olivier, je remontais à l'étage pour aller me doucher, et me préparer, tandis qu'Olivier s'occupait de mettre mes dernières affaires dans ma valise, beaucoup plus remplie qu'au départ.
____C'est à onze heures qu'on décolla de ma « maison », la laissant seule pour une durée indéterminée... Une dernière larme coula le long de ma joue avant de s'écraser au sol, en regardant attentivement chaque détail de cette villa remplie de souvenirs. Je tenais fermement un des pull-over à ma mère dans la main, et de l'autre mon sac à dos. Olivier me demanda de le rejoindre à la voiture sinon je risquais de rater mon train.

- J'arrive.
- Je sais que c'est difficile mais ne t'inquiète pas, tu reviendras, je m'occuperais d'elle en attendant, du mieux que je le pourrais.
tenta-t-il de plaisanter.
- Ouais... répondis-je dans mes pensées.

____Nous montâmes en voiture, et rejoignîmes la gare, où mon train m'attendait : pile à l'heure. Au revoir... Difficile... Les yeux dans les yeux, bagages aux pieds, mains dans les mains... Un dernier baiser, non pas d'adieu mais de remerciement.

- On se revoit bientôt...
- J'espère, je t'attendrais ici.
- D'accord.
terminai-je avant de monter dans le train, bagages en main.
- Dépêchez-vous mademoiselle. me fit le contrôleur.
- Allez, bon voyage, tiens moi au courant de ton voyage.
- Je t'envoie un message quand je serais dans l'avion.


____Il acquiesça, me regarda m'éloigner dans les compartiments. Une fois ma place trouvée, je m'installai mes sacs au-dessus de moi, Olivier de l'autre coté de la vitre sur le quai. Je distinguais sa tristesse. Deux larmes coulèrent simultanément sur nos visages. Il allait me manquer. Lui, mon sauveur, mon ange gardien de ces derniers jours... Le train commença à s'éloigner, je regardais par la fenêtre le paysage défiler sous mes yeux, en même temps que mes pensées, mais surtout mes souvenirs défilaient dans ma tête. Vingt minutes plus tard, j'arrivais à Valence, le premier et seul changement de la journée. Une nouvelle fois installée dans le train je m'endormis un tant soit peu, ne voulant d'aucune discussion durant ce voyage...

____Lyon : souvenir de cette rencontre. Je ne voulais pas, une nouvelle fois, laisser tomber ses larmes de nostalgie. Un sourire s'afficha alors malgré moi, tandis que je montais dans un taxi pour m'emmener à l'aéroport. Le vol était direct, ce qui était parfait pour moi. Une fois de plus je ne voulus parler à personne, mon voisin de siège tenta la discussion mais mes réponses brèves signifiante d'un agacement le firent taire, et dormir durant le trajet. J'étais seule avec mes pensées, je ne voulais pas me renfermer, il ne fallait pas... Portable en main, j'écrivis un message à Olivier comme convenu.

« Comme promis, je t'envois un message durant mon vol. J'espère que ça va, et que tu n'es pas trop triste ?! Je veux que tu sache que j'ai passé des journées merveilleuses à tes cotés, merci du fond du c½ur d'avoir été là, je ne sais pas ce que je serais devenue sans toi... J'espère que la distance ne nous perdra pas...
Je t'embrasse. Nine.
»

____Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonna me désignant un nouveau message : Olivier.

« Oui ça va, c'est pas facile de me dire que tu es partie... Merci à toi également pour ces journées passées à tes cotés. Ne t'inquiète pas jamais je ne pourrais t'oublier, cette rencontre est inoubliable... Pleins de gros bisou.
Olivier.
»

____J'avais mal, mais me sentais bien... Tellement de choses étaient, maintenant, présentes en France. Comment pourrai-je y retourner sans souffrir ? Mais le voir était devenu prioritaire, je voulais le retrouver, j'en avais besoin. Lui, si réconfortant, si tendre, si attentionné...

____L'avion prépara son atterrissage. Enfin de retour chez moi, et toujours aucune nouvelle de mon père... J'appelai Helmut une fois devant l'aéroport. Il arriva après plusieurs minutes d'attente, me prévenant d'une surprise à la maison, je me doutai que mon père avait pris sa journée pour me retrouver... Comment allai-je faire ?
____Le temps du trajet retour, le paysage défilant sous mes yeux, je m'évadai une fois de plus vers mes pensées morbides. Je ne savais pas si j'allais parvenir a aller bien, sachant qu'elle ne faisait plus partie de ce monde. Ici, en Allemagne j'étais seule... Comment me relever de cela sans personne ? Helmut me sortit de mes pensées en m'ouvrant la portière de la voiture.

- Vous voici de retour chez vous mademoiselle ! me fit-il souriant.
- Merci Helmut ! tentai-je de répondre souriante.

____Ah, l'Allemagne, pas le même décor dois-je dire ! Pas la même température non plus... Le ciel gris, le soleil caché, les nuages filtrant la moindre chaleur tentant de les traverser.
____Je montais lentement les marches qui conduisaient à l'entrée, Helmut avait déjà descendu mes bagages et les avait amener en bas des escaliers. Dans le salon résidait des rires. Je les reconnu immédiatement, ce qui eut pour effet mes larmes, pourquoi ? Je ne le savais pas, ma tête, mon c½ur, j'étais chambouler de revenir ainsi chez moi, personne n'étant, visiblement, au courant...

- Ma chérie ! Je ne t'ai pas entendu rentrer.

____Mon père était arrivé, me serrant fort dans ses bras. La tête baissé, je me collai contre son torse, redoublant mes larmes. Un nouveau contact familial.

- Bah, qu'y a-t-il ma puce ?
- Maman est morte.
dis-je d'un ton monotone.

____Bill et Tom, se tenant derrière mon père se précipitèrent sur moi pour me serrer fort contre eux à leur tour, mais peut-être pas pour me souhaiter la bienvenue. Le contact avec les jumeau me procura un bien fou. Ils étaient là, ils avaient réussi à se libérer pour mon retour. Ce soir étant le jour de l'an...

- Mais, pourquoi ne m'as tu pas appeler. Puis quand ?

____Mon père était perdu, triste. Cela faisait de nombreuses années que je ne l'avais pas vu aussi déboussolé pour une nouvelle.

- Parce que je n'avais pas la force de t'appeler, puis je m'attendais à ce que tu l'apprennes par la presse, tout comme en France où dès le lendemain maman faisait la une des magazines people. C'est arrivé le 26. répondis-je après m'être écartée des jumeaux.
- Nous somme là maintenant. tenta de me réconforter Tom.
- Pour combien de temps ! J'en ai marre d'être seule !

____Je ne leur laissai pas le temps de répondre et rejoignis ma chambre en courant, bagages en main. La porte claqua, et j'entendis quelques paroles prononcée, après quelques « attends mon ange », « non, pars pas »...










Je voulais attirer votre attention sur quelque chose.


Merci de lire c'est important je pense.

Hier j'ai reçu un commentaire qui m'a assez surpris je dois dire.

Expéditeur : sum1...
Commentaire envoyé le : jeudi 01 novembre 2007 18:50


« aten l ajveu pa tro ténerV mé tn istoir a rien déxtraordine pck c pratikement la mm choz ke ds la ligne verte a lexception ke la persone ki raconte é 1 homme é kil rakonte sn histoire a sa voisine de chambre é ke c 1 film ki le fon replonG ds le paC!!
Bn c bien ke tu lé tourné de cete facon mé bn fo dir ke toré pu trouV 1 truk a toi nn?
sinn a par ca ca a ler bien parto ^^ :) »



Tout d'abord merci pour ta sincérité !

Mais je tenais à te dire [ ce qui est également valable pour tous ] que je n'ai jamais eu la prétention de dire que ma fiction était exceptionnelle, loin de là, je l'ai justement mise sur le net pour savoir ce qu'elle valait ! J'ai juste eu la prétention de dire qu'elle sortait de l'ordinaire.

Ensuite je n'ai jamais caché que le début de mon histoire est inspiré d'un film ou plus précisément d'un livre, et en effet tu l'as trouvé, mon début est, et ma fin sera inspiré de la Ligne Verte. Mais dans le fond je trouve cela normal, avec tous les livres que je lis, moi qui est une obsédée de lecture. Donc, oui, mon imagination je la tire de ce que je lis, en aucun cas je recopie, mais cela me donne des idées. Je pense que c'est pour tout le monde pareil, c'est impossible, d'après moi d'inventer une histoire sans s'inspirer de ce que tu vois ou entends. Enfin ce n'est que ma pensée.
Tu dis que j'aurais pu trouvé un truc à moi, c'est vrai, mais je pense que mon début est ce truc à moi, parce que comme tu le dis si bien, c'est une fille qui raconte, et son voisin de chambre a une particularité que vous découvrirez à la fin. Donc je me suis inspirée de l'idée du replongement dans le passé, mais de rien d'autre...

Pour finir tu m'as reproché à la suite que le métier de ses parents, tu l'avais déjà vu dans une fiction, mais qu'ils ne s'étaient pas séparés. J'aimerai sincèrement que tu me donnes l'adresse de cette fiction parce que je t'avoue que je ne connais pas son existence. Jamais de ma vie je ne pourrais m'inspirée et encore moins recopier des idées déjà présentes dans les fictions. Tout le reste vient de moi, et rien que de moi, de ce que je vis. Beaucoup de passages sont réels, par exemple le lien que Nine entretient avec son père, j'entretiens le même avec ma mère, hormis le faite que je ne suis pas « riche ». Ensuite l'amitié que j'ai fais naître avec Olivier a été la même pour moi et un ami. Les rencontres que Nine va faire ou qu'elle a faite, certaines ont vraiment existé dans ma fiction. Cela me paraît plus simple de retranscrire des choses que je connais et que j'ai vécu, pour vous transmettre vraiment des émotions, et en l'occurrence mes émotions.


Voilà, il me semblait nécessaire de vous mettre le fond de ma pensée. Merci à ceux qui ont pris la peine de lire jusqu'au bout.





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# Posté le vendredi 02 novembre 2007 14:41

Modifié le mardi 01 janvier 2008 08:09

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 29 <3 Linkin Park - Crawling

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 29 <3 ♫ Linkin Park - Crawling
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 29











____Allongée sur mon lit, je regardais le ciel par la fenêtre, lui qui reflétait tellement bien ma tristesse de ce moment même. Je n'avais pas imaginé à quel point mon retour aurait pu être difficile.

____Quelqu'un toqua à la porte, sans voir, ni entendre cette personne, je savais déjà qui c'était...

- Je peux entrer ? dit-il en ouvrant doucement la porte.
- Je ne peux t'en empêcher...
- S'il te plait, ne sois pas désagréable...
- Je suis désolée, c'est plus fort que moi.


____Il s'approcha davantage avant de s'asseoir à mes cotés, prenant ma main dans la sienne. Je voulais contenir mes larmes, mais devant Bill c'était difficile. Lui, qui me comprenait tant, peut-être grâce à sa féminité au fond du c½ur... Je baissais la tête pour me contenir, puis replongeai mon regard dans le sien quand je fus sûre de ne pas laisser tomber ces perles salées...

- Je sais que tu vis mal notre absence quasi permanente, maintenant tu le vivras encore moins bien avec le départ de ta mère, mais ne nous rejettes pas la faute dessus. Je sais que tu es forte.
- Bill... Tu as toujours été là pour me réconforter, comme j'ai toujours été là pour vous, que ce soit par messages, par appels ou comme à présent. Mais c'est dur. Ce qui a changé par rapport à avant, c'est qu'en France je n'étais pas seule... Ici je suis seule...
le coupai en chuchotant presque.
- Tu n'étais pas seule ? Comment ça ? Puis ici tu as Leen, non ?
- Oui, tu sais le garçon que j'avais rencontré dans le train, je l'ai revu, et il est resté avec moi les jours suivants... jusqu'à mon départ. Concernant Leen, c'est vrai, mais elle a sa vie elle aussi.
- Je sais.


____Un silence s'installa, Bill me regardait, nos regards se mêlaient pour se parler sans le moindre son. J'aimais quand il faisait cela, tout comme j'aimais quand Tom le faisait... Il me serra dans ses bras, caressant le bas de mon dos.

- Tu m'as manqué.
- A moi aussi tu m'as manqué.
- C'est pour cela, ce soir tu as toujours l'intention de venir ?!
- Je ne sais pas, sincèrement. Je ne connaîtrais personne... Puis je ne sais pas si je suis d'humeur festive.
- Écoute Nine, justement, tu pourras te faire des potes, nous avons trié les gens, nous ne pouvons pas inviter n'importe qui...
- La célébrité, pas que des bons cotés...
le coupai-je souriante.
- Ouais... Bon puis y a nous, le groupe, Leen... Enfin si elle vient toujours, tu lui a redemandé ?
- Oui, ne t'inquiète pas.
- Voilà tu ne peux pas faire la faire venir et te permettre d'être absente, non ?
- Tu as raison.


____Il se leva, me regarda et me dit : « J'ai une surprise pour toi, pour ce soir » enjoué. Que me réservait-il ? Tom fit son apparition, une mine tristounette apparente.

- Je suis désolé pour tout à l'heure.
- C'est moi, je me suis emportée.


____Un sourire s'afficha sur ses lèvres, tandis que je le rejoignis, me mettant sur la pointe des pieds pour le serrer dans mes bras. Un soupir de satisfaction sortit de sa bouche, ce qui me fis sourire. Puis je me retournais vers Bill, lui demandant quelle était sa surprise...

- Viens.

____Ils m'attrapèrent chacun une main, et me firent descendre les escaliers.

- Attendez... leur dis-je une fois arrivée en bas.

____Ils me regardèrent, comprenant ce que j'avais en tête... Mon père sur le sofa, la tête dans les mains, y était assis. Je me mis devant lui, avant de m'agenouiller à sa hauteur.

- Pardonne-moi, je n'ai pas pris trop de nouvelles, parce que je voulais que tu la retrouves pleinement, que tu ne penses pas à moi, je me doutais bien que tu t'entendrais bien avec elle, à présent, comme avant, je voulais te laisser la liberté de vivre pleinement à ses cotés, mais j'étais loin de m'imaginer cela. commença-t-il la tête toujours aux creux de ses mains.
- Papa, je ne t'en veux pas, c'est juste que c'est dur pour moi de l'avoir perdu. On était tellement bien toutes les deux durant ces semaines, je n'imaginais pas que cela allait se terminer ainsi. Puis je sais pas, le faite de revenir ici, d'entrer, et d'entendre ces rires m'ont abattu. Je ne veux pas surmonter cela seule papa.
- Je comprends ma puce, je serais là. dit-il après avoir daigné relever la tête.
- Mais pourquoi te mets-tu dans un état pareil ? Je te connais, que se passe-t-il ?
- Je voulais t'annoncer une nouvelle à ton retour... Mais je pense que ce ne sera pas la bienvenue. Je pensais que cela te ferais plaisir, mais maintenant je doute...
- Dis-moi, je veux savoir ! Je n'aime pas te voir comme ça, tu le sais !
- Très bien.


____Son regard se détourna du mien, je ne l'avais jamais vu ainsi, aussi embarrassé, autant mal à l'aise, me concernant. Son regard fuyait le mien. Je joignis mes mains aux siennes, enfin, ses yeux revinrent à l'encontre des miens.

- J'ai rencontré quelqu'un.
- C'est vrai ?!
- Oui, Emma* m'a présenté une amie à elle, environ quatre jours après ton départ. Je n'étais pas au meilleur de ma forme, te sentant loin d'ici.
- Mais tu sais papa, ce qui compte le plus pour moi c'est ton bonheur. Si tu as trouvé quelqu'un et que ça te permets d'être bien, ça me va. Par rapport à maman je m'en fiches, personne ne la remplacera...


____Mon père ne me laissa pas terminer et me serra dans ses bras. Un petit « merci » fut murmurer au creux de mon oreille. Les jumeaux regardaient la scène, toujours à l'entrée du salon, m'attendant.

- Je dois y aller, ils ont quelque chose pour moi.
- Oui je sais. Vas-y. Ne rentres pas trop tard, je t'attendrais pour dîner.
- D'accord, à tout à l'heure papa.


____Il me fit un sourire, et je rejoignis Bill et Tom, qui me regardaient avec des yeux pétillants. Je sentais que tout allait aller mieux à présent, mais était-ce éphémère ? Tom passa son bras sur mes épaules, Bill m'attrapa par la taille, tandis que moi je les prenais par la taille : comme avant. Un sourire se dessina instinctivement sur nos visages. Cela m'avait manqué. Ils me conduisirent à la voiture nous attendant dans l'allée, leur chauffeur et non le mien se tenait devant la porte ouverte. Nous montâmes après nous être séparés... Nous discutâmes tout le long du trajet, moi essayant de savoir où ils m'amenaient. J'eus rapidement ma réponse en voyant la voiture se garer devant un très grand magasin chic.

- Vous ne pensez pas à ça quand même ?
- Tout dépend à quoi tu penses !
répondit Bill, joueur.

____Tom fit son sourire tant incontournable, et m'attrapa par la main pour me faire descendre.

- Tu ne comptes pas venir habillé soft ce soir ! me fit ce dernier, suivi d'un clin d'½il.
- Tu me vois dans ce genre de vêtement ?! Sérieux ?
- Plus que tu ne l'imagines...


____Bill se mit à rire, à la dernière phrase de sa moitié, tandis que moi je restai suspect.
____Ils m'entraînèrent dans le bâtiment, qu'ils avait réservé pour une heure trente, le temps de trouver notre bonheur.

- Vous pouvez vraiment tout avoir, vous !
- Oui, qu'est-ce tu crois ! C'est cool d'être célèbre.
- Oui, mais y a aussi des mauvais cotés ! Vous avez louez ce magasin aussi parce que ici vous ne pouvez, déjà, plus être tranquilles.


____Tom, me regarda, et acquiesça. Mais il ne perdit pas pied, en me désignant trois robes de soirée, absolument hors de prix, mais sublimes...

- Si je porte une robe de soirée, vous devez porter des costards !
- Oh, non, je ne peux pas !
- Tom !
- Non !
- T'es nul, donc je ne porterais pas ça ! Je te signal que ce n'est pas non plus dans mes habitudes de me mettre en robe ! Donc toi aussi, fais un effort.
- Mais j'ai déjà prévu mes affaires ! Je vais être irrésistible !
- Oui, ça j'en doute pas. Mais je paris que tous le monde sera en costume à part toi ?! Georg et Gustav, eux aussi seront classe, non ?
- Ouais...
répondit-il, la tête baissé.
- Allez hop, essayes ça !
- Quoi, mais t'es folle !


____Nous rîmes, Bill restait silencieux, bien que souriant, nous regardant nous bagarrer, comme à notre habitude. Lui était prêt à jouer le jeu avec moi, pour être chic.


* Emma est la s½ur de Erwan (le père de Nine)










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# Posté le lundi 05 novembre 2007 15:59

Modifié le samedi 26 janvier 2008 04:58