<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 2o <3Deftones - My Own Summer

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 2o  <3♫ Deftones - My Own Summer
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______________________'_______________________________________J'ai une nouvelle à vous annoncer ! ^_^-
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''Je viens de créer un nouveau blog avec une amie [ ma balouseuze, enfin on a tellement de surnom ! ] il-
sera tout comme ma fiction, très particulier. Si vous voulez faire un tour c'est ici. Par contre il ne contiendra
-'pas de fiction, mais des one-shots, assez originaux, je dois l'avouer ! Si vous voulez passer un agréable-'
___________'____moment, je pense que c'est le bon endroit. Distractions, et rires garantis !_________'______
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____-'____Enfin à vous de juger ! Nous vous attendons avec la plus grande impatience, cliquez ici.___''_____
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 2o









____La radio se mit en route à 8h3o. Je ne traînai pas, descendis manger un bout, puis remontai quasiment instantanément à l'étage, me doucher, me préparer. Trente minutes plus tard, je sortais de la salle d'eau, ma trousse de toilette dans les mains, rejoignant ma chambre pour finir ma valise. Je mis mes affaires de la veille dans un sac, ayant pour idée de les laver chez ma mère, puis enfilai un de mes nouveaux pulls avec un jean simple, délavé, un peu trop grand pour moi, tout en étant à ma taille. Mes cheveux mouillés, attachés en bataille, avec un pinceau, je bouclai ma valise avec du mal. Neuf heures trente : parfait pile à l'heure...

____Je dévalai les escaliers, lançai un « Bisous, à bientôt. » à Térésa, puis filai rejoindre mon père qui m'attendait déjà devant l'entrée, au volant de sa voiture.

- Bonjour ma chérie. me fit-il, en m'embrassant la joue.
- Coucou !

____Mes affaires sur la banquette arrière, nous partîmes en direction de l'aéroport de Berlin.
____Après un quart d'heure de route, nous fûmes arrivés. A mon plus grand étonnement l'entrée était noire de monde...

- A croire que les gens partent tous aujourd'hui ! lançai-je en riant à mon père.
- Apparemment ! C'est les vacances, pour certains ! Viens, nous allons récupérer ton billet.

____Les billets en poche, il fut l'heure pour mon père et moi de se séparer...




____Assise dans mon fauteuil, confortablement, coté hublot, je regardais l'avion décoller, se rapprochant de plus en plus des nuages. La séparation avec mon père avait été difficiles, c'était la première fois que je m'éloignais de lui. Le noir de mes yeux avait laissé quelques traces sur mon visage, et sur la veste de mon père, également.

____Mon voisin de siège, un jeune homme de peut-être 25 ans, semblait paniqué.
____Cela m'amusai, je ne dis rien, ne voulant pas l'humilier davantage. Mais c'est lui qui prit la parole :

- Ca vous dérange si je vous parle ? Cela me détendra... dit-il, une ombre de malaise présente dans sa voix.
- Oui sans aucun problème, mais vous savez vous n'avez pas à avoir peur, le temps est dégagé, nous ne risquons rien, à vue d'½il.
- Vous êtes sûr ?
- Oui, j'ai regardé la météo, et le beau temps sera avec nous jusqu'à Paris.
- Tant mieux ! Vous vous arrêtez à Paris ?
- Non, je vais à Lyon !
- C'est vrai ?! Moi aussi ! Qu'allez-vous faire la-bas ? annonça-t-il enfin d'une voix plus ou moins détendue, normale.
- Je vais rejoindre ma mère. Et vous ?
- Un entretient d'embauche en tant qu'attaché de presse.
- J'espère que ça fonctionnera pour vous.
- Nous pouvons nous tutoyer je pense, on a l'impression d'avoir 5o ans. ria-t-il.
- C'est vrai, ça fait vieux jeu !

____Nous discutâmes tout le long du voyage, il était sympathique, et également très bavard. Il bu presque une bouteille d'eau en moins de deux heures... Il me faisait rire, non pas qu'il aie été drôle, non, mais son attitude me faisait sourire.

____L'avion atterrit, enfin à Paris, mes jambes étaient légèrement engourdies. Je descendis non sans difficulté l'avion, puis quittai la piste pour rejoindre l'aéroport, là je devais attendre près de vingt minutes avant que mon vol arrive. J'allai vers un distributeur de boisson, prendre une bouteille d'eau, puis retournai m'asseoir, pour ensuite écouter attentivement les paroles françaises. Je comprenais un peu ce que certaines personnes disaient, mais ils parlaient beaucoup trop vite à certains moments...

____Mon second avion arriva, sans que je vois passer l'attente. Je retrouvai mon ancien voisin assit deux rangés devant moi, il me sourit puis s'assit. Durant ce vol-ci je fus aux cotés d'une jeune femme d'affaire, pianotant durant tout le long du trajet sur son ordinateur portable. Au moins je pus me reposer durant une heure tranquillement...

____A quatorze heures j'arrivai à Lyon. Une grande ville agitée, à première vue. Je pris mes bagages, attrapai un taxi qui m'amena à la gare : elle était immense, bondée de monde, comme à l'aéroport ce matin. Je me dirigeai, alors vers l'accueil, où je préférai ne pas me risquer à parler, donc je lui tendis un papier où tout était écris dessus.

- Vous êtes touriste ?
- Oui.
- Vous ne parlez pas français ? demanda-t-elle lentement pour que je puisse comprendre.
- Un... peu.

____Elle acquiesça d'un sourire, sûrement contente qu'un touriste fasse l'effort de parler la langue du pays, puis me sortit mon billet, et m'indiqua un changement à Valence. Je lui souris puis partis sur un des quai. Dix minutes plus tard, par chance, mon train arriva, je cherchai ma place, rangeai mes affaires au-dessus de moi, puis m'installai dans mon siège. Leurs trains étaient beaucoup mieux, et confortable qu'en Allemagne. J'étais à l'aise, quand des jeunes assis derrière moi, commencèrent à m'aborder :

- Bonjour, charmante demoiselle.

____Je ne réussis à saisir tous les mots de sa phrase, mais à la tonalité de sa voix je compris qu'il me draguait. Je jouai à l'ignorance, quand ce dernier, têtu, décida de s'asseoir à coté de moi, la place malheureusement vide...

- Tu pourrais être polie, et me répondre au moins. me fit-il, une pointe d'énervement dans la voix.
- Je ne ... euh... comprends pas... Moi, pas français.
- Oh, les gars : une touriste ! s'adressa-t-il à ses amis.

____Son sourire s'était instantanément élargi. Il était plutôt laid, je devais l'avouer, c'était un de ces garçons qui se croient tout permis, beau, juste pour se rassurer, alors que dans le fond ce n'est qu'une apparence.

- Et dis-moi beauté, que fais-tu en France ? me lança-t-il d'une voix câline.
- Je viens de te dire que je ne comprenais rien à ce que tu me raconte ! dis-je en allemand.
- J'ai rien compris !
- Au moins vous êtes deux ! Elle vient de te dire que tu la saoulais, et qu'elle comprenait rien à ce que tu viens de dire. affirma un autre jeune, en avançant vers moi. Allez, laisse-là maintenant, je ne pense pas qu'elle veuille de toi avec la gueule que tu te tapes !
- C'est bon, Olivier, calme-toi.
- Dégage de ma place et je verrais... lui lança-t-il d'un ton menaçant.

____Ce dernier s'éloigna, regagnant sa place, tandis que le « Olivier » en question s'assit à mes cotés.

- Désolé pour lui, c'est un demeuré qui ne veut que se faire remarquer auprès de ses potes. Moi c'est Olivier ! dit-il d'un allemand parfait, gentiment.
- C'est... Enchantée ! Concernant ce garçon, c'est pas grave : je ne suis pas très douée en cette langue, donc je n'ai pas tout compris. Moi c'est Nine.
- Enchanté aussi.
- Tu es allemand ? Parce que vu ton niveau de langue, ça laisse paraître.
- Non, enfin ma mère, oui. Donc j'ai pris cette langue durant ma scolarité, que j'étudie toujours d'ailleurs, et ma mère me parle parfois en allemand, ça lui fait plaisir.
- D'accord.
- Mais toi, par contre tu l'es ?!
- Oui, je viens de Berlin.
- Ok, et tu vas jusqu'où ? Tu t'arrêtes à Valence ?
- Non, je vais jusqu'à euh...

____Je sortis mon billet de train, pour lui montrer, de peur d'écorcher le nom de la ville, et qu'il ne me comprennes pas.

- Ah ! Montélimar ! Moi aussi, je vais jusqu'à la-bas, je vais voir mes parents pour le week-end.
- Tu n'habites déjà plus chez eux ?
- Si, mais je suis en internat à Lyon, donc je rentre chez moi tous les week-end et vacances. Je n'ai pas eu le choix de venir ici, c'est la meilleure école de dessin la plus proche de chez moi.
- Ok, intéressant, j'aime beaucoup l'art. Tu dessines ?
- Oui, c'est ma passion. Je te montrerais bien quelques croquis, mais je n'aime pas trop montrer mon travail.
- Je comprends, je fais de la musique, mais je n'oses pas jouer devant des gens.
- Tu joues de quoi ?
- Gratte électrique, et je chante un peu.
- Intéressant !

____Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes à Valence. Olivier m'aida avec toutes mes affaires, puis nous rejoignîmes ensemble le bon quai, pour attendre notre train. Par chance, le « demeuré », comme l'appelait Olivier, s'arrêtait, avec ses amis à Valence. Ces derniers nous regardant avec envie et mépris à la fois.

- Alala, les jaloux !
- Il y en a de partout, dans tous les pays je te rassure ! ris-je.
- Je veux bien te croire.

____Notre discussion se poursuivit, jusqu'à ce que notre train arrive.










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# Posté le samedi 13 octobre 2007 20:16

Modifié le mardi 01 janvier 2008 07:46

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 21 <3 The Police - Every Breath You Take

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 21 <3 ♫ The Police - Every Breath You Take
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 21








____Nos places n'étaient plus voisines, donc nous décidâmes d'un commun accord, de demander à mon voisin de siège d'échanger de place avec celle d'Olivier. Ce dernier accepta gentiment en nous souriant.

- T'as vu y a pas que des cons ici !
- Jamais cela m'a effleuré l'esprit.
- Bon ça va alors ! commença-t-il. Tu es chanceuse en plus, tu viens en France l'année la plus froide depuis de nombreuse années, on attend de la neige, alors que d'ordinaire ici il ne neige jamais, ou du moins très peu.
- Tu sais, je me serais bien passé de neige, chez moi il neige l'hiver, j'aime ça, mais un hiver sans neige, ne m'aurait pas déplu ! dis-je en souriant.
- Et tu reste combien de temps ?
- Trois semaines.
- Que viens-tu faire pendant trois semaines ?
- Revoir ma mère.
- Ah, d'accord. Et elle habite Montélimar même ? demanda-t-il quelque peu gêné.
- Non, c'est à « Ancône », c'est ça... ?
- Ancône, oui, je connais je suis moi-même ancônais, pur souche. ria-t-il.
- C'est vrai ?
- Oui, j'habite dans le centre du village.
- Ma mère c'est vers l'aérodrome, si j'ai bien compris.

____Il me fit un immense sourire, qui rendit son visage rayonnant. Ses yeux d'un vert clair pétillaient. Je ne pus m'empêcher de rougir tout en souriant, suite à l'expression de son visage et son regard pesant sur moi.
____Une demi-heure après être montés dans le train, nous arrivâmes à Montélimar. La gare se trouvait face à un grand parc, où plusieurs lycéens traînaient, assis sur plusieurs bancs. Il faisait beau, le ciel était légèrement voilé par quelques nuages fins, laissant le soleil illuminer la ville.

- Tu vas comment au village ?
- Je vais prendre un taxi.
- Si tu veux mon père est juste là, je te dépose, il n'y a pas de souci.
- D'accord, c'est si gentiment proposé ! répondis-je en souriant.

____Il me montra la voiture de ses parents, où seul un homme était présent.

- Hey mon garçon ! fit l'homme en prenant Olivier dans ses bras.
- Papa, je te présente Nine, que j'ai rencontré dans le train. Elle est allemande, donc ne comprends pas trop le français.
- Ok, enchanté mademoiselle !
- De même. lançai-je, en français, tel un robot.
- Ca te dérange si on la dépose, elle passe quelques jours à Ancône.
- Pas de problème.

____Il sourit, puis nous montâmes tous dans la voiture après avoir déposé nos bagages dans le coffre. Ils me demandèrent où ma mère résidait, je leur lue l'adresse écrite sur mon papier, son père me regarda dans le rétroviseur avant d'esquisser une large sourire...

____Après quelques minutes en voiture le père d'Olivier me déposa au bout d'une impasse en me disant, d'un ton joyeux un « c'est ici » puis me souriant. Olivier descendit en même temps que moi pour m'aider à descendre mes bagages.

- Normalement, ça doit être la maison du fond. me fit-il, en désignant du doigt la maison qui clôturait la rue.
- D'accord, merci pour tout !
- De rien, j'espère qu'on se reverra ?! me demanda-t-il, rougissant.
- Peut-être... lui répondis-je en souriant.

____Il acquiesça avant de remonter à bord du véhicule et de partir, me laissant ici, seule, appréhendant les retrouvailles. Comment fallait-il que je réagisse quand je la verrais ? Qu'allait-elle penser ? Toutes sortes de questions se bousculaient dans ma tête...
____C'est donc en prenant mon courage à deux mains, que j'entrepris une marche plutôt rapide, vers cette immense villa, au fond. En effet, une fois arrivée devant le portail, le numéro 4 était écrit tel un tag, sur le mur au dessus de la sonnette et à gauche de la boite au lettre où le nom « Amrein » était inscrit. C'était bien ici...

____D'un geste hésitant, j'appuyai sur la petite sonnette ...

- Oui ?!

____Je mis du temps à me remettre de mes émotions rien qu'à l'entente de cette voix si familière. Est-ce la réalité ou ce rêve que je fais sans cesse ? Après un long silence, je me décidai à dire quelque chose, histoire de me convaincre que tout ceci n'était pas chimérique...

- C'est moi !

____Elle ne répondit rien, et j'entendis un petit bruit sourd, désignant l'ouverture du portail. Je vis au loin ma mère, rayonnante, marchant d'un pas très rapide...

- Ô ! Que je suis heureuse de te revoir ! Je doutais quelque peu de ta venue.
- Je t'avouerais que moi aussi.

____C'est ainsi qu'elle me prit doucement dans ses bras, là, sur le pas du portail.

- Maman... dis-je en un souffle, montrant ma peur envolée, et ma joie de la retrouver.
- Si tu savais à quel point ça me fait plaisir que tu sois là !
- Moi aussi.

____Elle desserra son étreinte puis m'indiqua, d'un geste de main, l'entrée de la maison.

____Durant près d'une heure elle me fit visiter cette immense villa, aux couleurs très « flash », très vives. En distinguant mon étonnement elle m'expliqua qu'ici dans le sud de la France cela était très courant.
____Par la suite nous rejoignîmes le salon, où elle nous apporta deux tasses de thé bien chaude, elle avait toujours eu cette habitude, et cela me fis sourire.

- Tu as peut-être faim, je suppose que tu n'as pas mangé ?! me fit-elle après s'être assise sur le sofa.
- Non je n'ai pas mangé, mais je n'ai pas très faim, le voyage m'a noué l'estomac, je mangerais plus ce soir. dis-je en souriant pour être convaincante.
- Très bien c'est à toi de voir. Et sinon, tu as fais bon voyage ?
- Oui, j'ai rencontré des gens, dont un jeune garçon qui habite ici d'ailleurs.
- Très bien ! C'est génial !

____De nature très bavardes toutes les deux, la discussion continua ainsi, déviant sur ma vie, sur la sienne, qui était devenue un peu plus paisible ces derniers temps, je ne sus pas la cause. Elle avait toujours été mystérieuse, et je l'avais toujours respecté. Nous rîmes, la journée fut excellente, aussi heureuse l'une que l'autre de se retrouver. Je ne regrettais pas d'être venue...
____Après avoir mangé notre copieux dîner fait maison, ma mère me conduit à l'extérieur, proche de la piscine sur un canapé d'extérieur, sous le auvent, pour regarder le coucher de soleil. La France, quel beau pays. Ici, il ne pleuvait pas tout le temps comme en Allemagne, m'avait affirmé ma mère. D'ailleurs cette dernière, sous les derniers rayons du soleil, dégageait une beauté inégalable, elle avait su restée la même tout au long de sa carrière, la vieillesse se sentait arriver mais même avec l'age, sa beauté avait était conservée...

____Les jours qui suivrent s'apparentèrent à rires, discussions, préparation de noël, appels téléphoniques et promenade...
____Ancône était un petit village tout simplement magnifique, s'apparentant à un vieux village : ses maisons en forme de mas collées les unes aux autres, les rues étroites, le gros platane au centre... Mais j'eus le coup de foudre pour un petit parc, qui se nommait « La place des platanes », où le calme y régnait, une rivière ainsi que des arbres ici et là venaient border cet endroit, de plus des tables en bois ainsi que des bancs étaient installés. J'aimais être ici, le stress de la ville était bien loin, ici tout était osmose et la tranquillité était le mot d'ordre...










CONCERT DE MARSEILLE ANNULÉ ... ='(





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# Posté le mardi 16 octobre 2007 06:25

Modifié le mardi 01 janvier 2008 07:49

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 22 <3 UVERworld - Just Melody

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 22 <3 ♫ UVERworld - Just Melody
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 22











____Puis à partir de la seconde semaine, ma mère dut s'absenter quelques fois en ville, à Montélimar, pour des rendez-vous, m'avait-elle dit, je ne voulais plus de détails du moment qu'elle ne me laissai seule plus d'une après-midi. De mon coté, je sortais, me promener seule, découvrant de nouveaux endroits, de nouveaux paysages. Mais à deux jours de noël, un petite pointe de nostalgie, m'amena à ce petit parc, avec ma guitare sur le dos. Je me souviens, nous étions mercredi, tout était calme, quoique moins que d'ordinaire puisque les jeunes du village étaient sans doute en vacances.

____Sur un banc, au fond de cette place, des notes de mélancolies s'élevèrent dans les cieux...




____Quelques larmes s'échappèrent de mes yeux, destinées aux jumeaux, qui me manquaient beaucoup. Cela faisait près de trois mois que je ne les avais pas vu... Un besoin de les voir s'imposa soudainement... Mais ce besoin s'éteignit bien rapidement, dans cette impossibilité de rendre réelle cela.
____Remplie par mes pensées, mes doigts, quant à eux continuèrent de jouer, frôlant doucement les cordes, faisant ressortir toute ma mélancolie passagère. Ma voix se rejoignit doucement à ses notes, si parfaites à ce moment précis.




____Je cessai de chanter et de jouer quand une ombre se dessina au-dessus de moi...

- Je me doutais bien que cette silhouette ne m'était pas inconnue.
- Salut Olivier.
- C'est un bon point tu te souviens de moi ! ria-t-il. Comment ça va ?
- Bien.
- D'après ce que je viens d'entendre, je mettrais ma main au feu que tu mens, mais si tu ne veux pas en parler je ne t'oblige pas.
- Oh, ce n'est rien, juste la nostalgie des fêtes, que je vais les passer pour le première fois de ma vie loin de mon pays, loin de mon père et amis.
- Je comprends. Mais sache que ton morceau était magnifique. Il représentait vraiment ce que tu penses ou c'était juste comme ça ?
- ... Vraiment ce que je pense, dans toutes les dimensions, compréhensions de la chanson.
- Mais en tout cas tu gère vraiment, sache le.
- Merci. dis-je, après que mon teint aie un peu rosit.

____Nous restâmes là, assis à discuter, je me demandais ce qu'il faisait là, puisque d'origine il devait être à Lyon en internat. Il m'expliqua qu'il ne se sentait pas très bien depuis le début de la semaine, donc sa mère avait refusé de l'envoyer la-bas si c'était pour qu'il revienne le lendemain. Surtout qu'il était en vacances à partir d'aujourd'hui. Je me dis alors que les vacances étaient drôlement tard ici...

____Ensuite, le froid tomba un peu plus lorsque la nuit commença à s'abattre sur nous.

- Tu veux venir à la maison, comme ça je te montre où j'habite, puis un bon chocolat chaud ça ne te ferais pas de mal je parie.
- Oui c'est vrai. souris-je.

____Nous prîmes donc la direction du centre, s'enfonçant dans des rues étroites, avant d'arriver dans une petite rue, remplie de chats, c'était impressionnant.

- Ca impressionne beaucoup de gens, cette rue e deux noms : « la rue du milieu » sa vraie appellation, ou « la rue des chats », tous les chatons perdus arrivent ici, et grandissent ici pour la majorité.
- Ah d'accord, mais comment cela se fait qu'il y en ait autant ?
- C'est simple, tu vois la maison au bout là, bah c'est Monsieur Picard, rien que chez lui il a neuf chats, et vu qu'il ne supporte pas qu'on les tue... etc, bah il s'occupe, avec sa femme, d'eux, ils logent ici. me dit-il en désignant la maison en face de ce Monsieur Picard, la seule villa de la rue, les autres étant des mas collées aux autres. C'est à lui également mais c'est celle de sa fille qui vient l'été avec ses enfants, en faite.

____Je lui sourit, trouvant ce geste peut-être anodin, mais tellement beau, à mon avis ce n'était pas en Allemagne que j'aurais vu cela. Il me prit la main et me fit entrer dans sa petite maison. Elle paraissait vraiment petite d'extérieur, mais à l'intérieur c'était plutôt grand, la maison était en long et en hauteur, voici ce qui faisait sa grandeur, dans les deux sens du terme.

- Maman ?!
- Je suis à l'étage.
- Viens je vais te la présenter. me fit-il très souriant.

____Nous montâmes des escaliers, nous dirigeâmes vers la droite où sa mère était assise dans un fauteuil en train de lire.

- Déjà de retour ?!
- Oui, il fait pas chaud dehors, mais surtout je tenais à te présenter une amie, que j'ai rencontré dans le train.

____Sa mère se leva de son siège, tandis que moi je me dégageai de derrière Olivier.

- Euh... Bonjour. dis-je, avec mon typique accent allemand, pas très sûre de moi.
- Ah oui, elle est allemande et ne parle pas vraiment français.

____Sa mère me regarda avec un immense sourire dessiné sur ses lèvres, tel « chouette elle est allemande ». Olivier me regarda, puis sa mère vint me faire la bise.

- Je m'appelle Nine.
- Moi, c'est Jeanne. Ravie de faire ta connaissance.

____J'acquiesçai, puis nous discutâmes rapidement tous les trois en allemand, j'étais contente de ne devoir pas parler français, j'avais vraiment eu beaucoup de chance de tomber sur quelqu'un qui parlait ma langue.
____Par la suite, Olivier me fit redescendre à la cuisine, nous préparant deux bons chocolats chaud.
____Après nous être réchauffé, Olivier me fit visiter sa maison, sans trop grande particularité, si ce n'était ses trois étages, donc tous ces escaliers présents. Nous arrivâmes à la fin de sa visite dans sa chambre, la plus belle de toutes dans cette maison, à mes yeux. Elle était sous les toits, du lambris recouvrait le plafond et la façade d'un mur, les trois autres mur était blanc neige avec des traces oranges. Un petit velux rendait la pièce lumineuse, en plus de la petite fenêtre au fond de la chambre. Sur ces murs étaient collées des photos sur un grand panneau : ses amis et sa famille sûrement. Et sur un autre mur des dessins étaient accrochés par des pinces reliées à des ficelles, j'aimais beaucoup le design.

- J'adore ta chambre !
- Je sais beaucoup me le dise ! ria-t-il.

____Nous rigolâmes, et je m'approchai des dessins accrochés au mur.

- C'est toi qui les a fait ?
- Certains oui, pas tous, ceux de la gauche pour être précis sont les miens. me dit-il en m'indiquant lesquels.

____Je m'avançai davantage, et fus très étonnée par la qualité de ses dessins. C'était un vrai professionnel. Mon regard s'arrêta sur deux de ses croquis, particuliers. Un en forme de bande-dessinée, et un autre d'un homme mi-ange mi-pantin.
____Olivier s'approcha de moi, je sentais son souffle dans me cou, sa main se posa délicatement sur mon épaule :

- Celui-ci, il est particulier pour moi. commença-t-il en me désignant l'homme mi-ange mi-pantin. On devait représenter notre vision de l'homme, c'était le thème, cette image est apparut de suite dans ma tête, un homme condamné à la terre, voulant s'envoler vers la plénitude, la liberté, mais il est condamné face à ses devoirs...
- J'aime vraiment, je n'aurais pas pu dire mieux. Il est magnifique. Et celui là ? lui demandais-je en lui montrant la mini BD.
- Mon plus gros penchant est le portrait humain. C'est ce que j'aime le plus dessiner... Là, c'est la représentation d'un pote : Max et de moi. J'ai eu mon permis il y a un mois, en même temps que mon anniversaire pour être précis, mais j'ai pas de voiture, et j'ai voulu représenter cette scène... conclut-il avec un clin d'½il.
- T'as vraiment beaucoup de talent...
- Merci, et encore tu n'as pas tout vu. rit-il. D'ailleurs, je voulais te demander, tu accepterais un jour avant que tu partes que je fasse ton portrait ? demanda-t-il, visiblement gêné.
- Je ne sais pas, peut-être.
- Toujours des peut-être !
- Oui, sait-on ce qui nous arrivera demain ! affirmai-je, souriante.

____Il acquiesça, et en regardant son réveil, il fut l'heure pour moi de rentrer. Sur une dernière phrase il me raccompagna à l'entrée de chez lui, me faisant promettre une prochaine rencontre. En guise de réponse je lui souris, il m'embrassa sur la joue à la limite des lèvres, se retira son teint rosissant puis je m'éloigna, toujours souriante, ma guitare sur le dos.











Je tiens à préciser que le dessin en forme de BD a été fait par un ami, que j'admire ! Il se gave vraiment ! L'adresse de son site : nevan




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# Posté le samedi 20 octobre 2007 08:44

Modifié le mardi 01 janvier 2008 07:54

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 23 <3 Stone Sour - Bother Parce que cette song est un véritable coup de coeur pour moi <3

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 23 <3 ♫ Stone Sour - Bother Parce que cette song est un véritable coup de coeur pour moi <3
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On m'a demandé [ pardon, je ne sais plus qui me l'a demandé :s ] comment était Nine. Je m'imagine ainsi Nine et Olivier dans mon histoire ! ^^






Chapter . Kapitel . Chapitre . 23








____En rentrant à la villa, je vis ma mère assise dans le sofa, lisant un nouveau magazine.

- Bonjour ma chérie.
- Salut maman. Alors comment s'est passé ton rendez-vous ? lui demandai-je en m'asseyant à ses cotés.

____Son visage, rayonnant à mon arrivée, se referma sensiblement. Mais elle prit la peine, tout de même de me répondre.

- Plus ou moins bien !
- Ca n'a pas l'air...
- Oh tu sais c'est assez compliqué, en faite. Mais ne t'inquiète pas. Maintenant je ne bougerais plus de la maison, je n'ai plus de rendez-vous.
- Trop bien !
- Et toi ta journée, tu as joué à ce que je vois ?! dit-elle avec un semblant de sourire.
- Oui, je suis allée à la place, et j'ai revu le jeune homme du train, tu sais celui qui m'a déposé à la maison, celui dont je t'avais parlé.
- Oui, je vois.
- Il m'a montré sa maison, et tout. Il dessine, et en tout sincérité : il gère.
- « Il gère » ! répéta-t-elle en riant.
- Oui, tu sais c'est frustrant parfois, d'entendre parler les gens avec leurs expressions, tout ça, et toi la petite bourgeoise, qui parle comme dans un livre.
- Je comprends, j'ai ressentis cette même sensation durant plusieurs années.

____C'est étonnée, que je lui posai, alors, des questions sur le début de sa vie en tant que mannequin. Elle prit plaisir à me répondre avec des détails. Nous rigolâmes ainsi jusqu'à l'heure du dîner. Ma mère étant fatiguée me demanda de commander des pizzas, elle me donna le numéro. Une fois arrivée devant le combiné, je me stoppai net dans mon élan : « Je ne sais pas parler français » traversa mon esprit.

- Maman, j'ai un problème, je ne vais rien comprendre ce qu'il me dira, le pizzaiolo.
- A oui effectivement, je n'y avais pas pensé. Apporte-moi le téléphone, je vais m'en occuper.

____Je pris le téléphone, fis demi-tour et me rassis aux cotés de ma mère, pendant qu'elle appelait.

____Une demi heure plus tard, quelqu'un vint nous apporter notre commande. Je me levai, pour aller lui ouvrir et lui payer. Nous décidâmes d'un commun accord, avec ma mère, de rester manger dans le salon, sur les canapés. J'adorais manger ainsi, n'importe comment, n'importe où : avec les jumeaux c'était souvent ainsi. En pensant à cela je m'évadai quelques minutes dans mes pensées. Ma mère me rattrapa au vol, en commençant une nouvelle discussion : Noël.

- Je veux que ce soit une belle soirée, même si nous ne sommes que deux, je souhaiterais te voir heureuse, et que la soirée soit vraiment réussie.
- T'inquiète pas maman, elle sera réussie ! Regardes, nous avons un magnifique sapin, en plus ta maison est magnifique...
- C'est vrai tu la trouves bien la villa ? me coupa-t-elle.
- Oui, j'adore, elle est vraiment trop belle, les couleurs, la disposition des pièces, la vue dehors, c'est impossible de ne pas aimer cet endroit !

____Elle me fit un grand sourire, puis notre conversation continua, je voulais me rendre en ville durant une après-midi pour lui acheter son cadeau. Elle acquiesça en me disant qu'elle m'y accompagnerait, mais qu'elle irait de son coté.

____Nous finîmes notre soirée que bien plus tard, aux alentours de une heure du matin, toutes les deux épuisées... Nous regagnâmes nos chambres respectives, pour une nuit, de mon coté douce et heureuse après cette journée extraordinaire.






Noël !!

____Après avoir appelé, durant des longues minutes Bill, Tom, Eileen et mon père, j'étais là, face à un salon entièrement refait pour l'occasion. Tandis que ma mère terminait les préparatifs du dîner.
____Ensuite, elle me rejoignit au salon, aménagé en un décor chinois, les coussins au sol, autour de la table basse, pile à notre hauteur en étant assise.

- T'as trop bien réussi la déco en tout cas !
- Merci ma chérie, je me suis donnée du mal !
- J'en doute pas ! dis-je en souriant.

____Elle se releva et alla chercher à la cuisine des ½ufs de lumps, ainsi qu'une bouteille de vin blanc.

- Tu aimes ça j'espère ?
- Oui j'adore, mais ne le dis jamais à papa, il me tuerait s'il le savait !
- J'ai compris tu en bois en secret ?! ria-t-elle.
- On peut dire ça comme ça.

____Nous rigolâmes, trinquâmes et bûmes une gorgée...

____La soirée se passait excellemment bien, tout était parfait, tel que ma mère le voulait. J'aimais vraiment être en sa présence, mon père me manquait, mais j'étais horriblement bien ici, il ne faisait pas aussi froid qu'en Allemagne, les gens étaient gentils, toujours en train de dire « Bonjour » à tout bout de champ... De plus ma mère faisait vraiment tout pour me rendre heureuse ! Je ne m'imaginais pas être aussi proche d'elle...

- Dis-moi maman, j'aimerais te poser une question depuis mon arrivée, mais je n'ai jamais osé... Ce soir c'est peut-être un peu le vin qui me fait parler mais bon.
- Ne t'inquiète pas, je comprends. ria-t-elle. Je t'écoute.
- Tu n'es plus avec ton couturier ?

____Ma mère baissa les yeux, je ne voulais poser cette question de peur de lui faire de la peine, et c'est ce que je provoquai, visiblement.

- Ne me réponds pas si tu veux, je comprendrais... Excuse-moi.
- Non, je me dois de te répondre, tu es en droit de savoir. elle se stoppa quelques seconde puis repris. Tu sais dans mon métier, beaucoup de choses sont irréelles. Par exemple, l'amour d'un couturier et de sa mannequin, c'est une relation impossible...
- Bah, pourquoi ? la coupai-je.
- D'abord, la majorité des grands couturiers n'ont pas des tendances à aimer les filles, puis en ce qui me concerne, cette relation ne peut être possible dans le sens où un couturier passe énormément de temps avec ses mannequins, il en a minimum une cinquantaine s'il est célèbre. Donc tu penses bien, entre jalousies, combats, c'est pas facile.
- Je comprends. répondis-je en pensant aux fans de Tokio Hotel.

____Après un petit silence pesant, ma mère regarda sa montre; elle indiquait vingt-trois heures cinquante-six. Elle leva les yeux vers moi, avec un immense sourire.

- Bien, il est temps de mettre les cadeaux sous le sapin !
- Je suis d'accord. affirmai-je accompagné d'un sourire.

____Nous nous levâmes et nous séparâmes, chacune allant chercher les cadeaux de l'autre. Cinq minutes plus tard nous nous retrouvâmes devant le sapin posant les paquets. Deux cadeaux pour ma mère, trois pour moi.
____Le sourire aux lèvres, ma mère nous servit deux coupes de champagne.

- Tiens, pour voir la vie encore plus belle.
- Je pense que la vie ne peut pas être plus belle qu'en cet instant présent.

____L'est les larmes aux yeux que ma mère me fit un « merci » chuchoté. Après avoir bu nos coupes de champagne, nous entamâmes l'ouverture des cadeaux, je commençai : parce que j'en avais « plus » me fit ma mère... J'ouvris le plus gros des paquets et y découvris une grosse poire orange avec le sigle « peace » partout en rouge, et jaune :

- Pfioux ! Merci. dis-je sautant de joie.

____J'étais une très grande fan des poires, et poufs. Donc pour me faire plaisir, il n'y avait pas mieux, pour ne pas se tromper.

- A ton tour.

____Elle me sourit puis ouvrit un de mes paquets. En l'ouvrant ses yeux se mirent à pétiller. Elle y découvrit le dernier livre de Stephen King. J'espérais de tout c½ur qu'elle en soit encore fan, même après toutes ces années...
____Voyant ma mine inquiète, elle releva la tête avec un immense sourire.

- Tu as vu juste, je l'aime toujours autant ! conclut-elle d'un ton rassurant.
- Ouf, j'ai eu peur ! ris-je.

____Elle me désigna un autre paquet que je m'empressai d'ouvrir...

____Au final nous étions toutes les deux ravies de nos cadeaux, fières de se connaître un tant soit peu. Le dernier cadeaux de ma mère était une décorations en cadres, de photographies, lumineux. Elle resta un instant bouche bée face à ce cadeaux qu'elle trouva « plus que superbe, il n'y a pas de mots ». De mon coté, j'eus une superbe veste kaki, assez particulière, mais pour laquelle j'eus un gros coup de c½ur. Puis mon dernier fus une lampe en forme de boule, tactile. Elle était magnifique.
____Bref, la soirée se termina avec du mal, toutes les deux légèrement éméchées, heureuse de vivre, bien ensemble. C'est alors qu'on s'endormit dans les bras l'une de l'autre sur le sofa, le sourire illuminant notre visage...










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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 08:13

Modifié le mardi 01 janvier 2008 07:56

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 24 <3Funeral For A Friend - Juneau

<3 Chapter . Kapitel . Chapitre . 24 <3♫ Funeral For A Friend - Juneau
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Chapter . Kapitel . Chapitre . 24











____Voilà, la fête la plus importante était passée, ne laissant juste le jour de l'an montrer le bout de son nez, six jours après. Mais rien ne se passa tel que je l'attendais... Tout a été chamboulé... Je me devais de rentrer le 31 pour faire la fête avec les jumeaux et leurs amis. Je suis bien rentrée le 31 mais pas pour les même raisons...

____Le 25 au matin, le jour vint illuminer le salon, où ma mère et moi dormions toujours. Je me réveillai, regardai ma mère un instant, puis me dirigeai vers la cuisine faire un bon petit déjeuné. Du thé avec des tartines grillées pour ma mère, et mon bol de céréales, plus mon jus d'orange, pour moi. En arrivant dans le salon je remarquai, les yeux moins endormis, le bordel présent dans la pièce.
____Je posai donc le plateau sur la table basse, le seul endroit où nous ayons débarrassé la veille, et commençai à ranger un peu sans trop faire de bruit pour ne pas réveiller ma mère...
____Cette dernière se réveillant quelques minutes plus tard, je m'arrêtai, lui montrant le plateau. Toujours sans parler, elle me sourit, et commença à manger, à mes cotés. Nous avions légèrement la « gueule dans le pâté » comme le disait si bien Georg.

____La journée ne s'annonçait pas très active ! Et en effet, nous nous apparentâmes à des loques humaines à la fin de la journée. Nous étions restées allongées dans un canapé, chacune, regardant, sans vraiment écouter, la télévision. De plus je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, ce qui nous valut plusieurs fou rire, bien que ma mère était faible, ayant la « gueule de bois ».
____Le soir venu, nous montâmes nous coucher aux alentours de 21h, après s'être fait un gros câlin, nous remerciant mutuellement pour cette soirée merveilleuse, et inoubliable...

____La fatigue était d'ampleur tellement magistrale que je m'endormis immédiatement, après m'être mise dans mon lit, et d'avoir pris soin de bien tirer les rideaux, pour ne me réveiller que le lendemain à midi.

____D'humeur joyeuse et active, je me levai d'un bond de mon lit, regagnant le couloir avant de descendre. Aucun bruit ne vint à l'encontre du silence, si ce n'était ma respiration. Ma mère devait encore dormir.
____Une fois dans la cuisine, je fis à manger rapidement, n'ayant pas réellement faim. Des pâtes et de l'escalope de dinde : parfait. Je me mise à l'½uvre, et mangea par la suite, laissant une part pour ma mère. En parlant de cette dernière, je montai à l'étage, la voir dans sa chambre, effectivement elle était là, paisible, dormant. Je pris un bout de papier et lui marquai :

Maman, je suis sortie voir Olivier, je ne rentre pas tard, je fais à mangé si tu as faim.
Bisou, je t'aime.

____C'est ainsi que je pris mes affaires, et sortie, sans ma guitare, cette fois-ci. Je me retrouvai face à la maison d'Olivier et sonnai.

- Bonjour Nine, je t'en prie entre.
- Merci, Olivier est là ?
- Oui dans sa chambre.
- Je peux ?
- Oui bien sûr.
- J'allais oublier : Joyeux Noël !
- Merci, toi aussi.

____Elle me laissa passer, et je montai les escaliers rapidement.

- Hey !
- Coucou toi ! Ça me fait plaisir de voir que tu es venue !
- J'avais besoin de prendre l'air. T'as passé un bon noël ? l'interrogeai-je en m'asseyant sur son clic-clac.
- Ouais, on a bien rigolé, toutes ma famille est venue ici, ils étaient bien entamés à la fin de la soirée. Et toi ?
- Pareil, on était que deux, mais ce fut une soirée parfaite !
- Tu as été gâtée ?
- Ouais, je n'ai pas à me plaindre.


____On s'expliqua nos soirées, tout en se disant nos cadeaux... Nos discours étaient pleins de détails, tout les deux heureux de notre soirée.

- Dis-moi Nine, je pourrais te poser une question ?
- Oui, bien sûr !
- Tu veux bien que je te dessine, si tu acceptes, ne bouges surtout pas !
- Euh... D'accord. Je peux te parler quand même ?
- Oui, vas-y.


____Je continuai donc notre conversation qui avait dérivée sur nos vies amicales, plutôt différentes, pendant que lui s'installait en face de moi, son matériel entre les mains.
____Au bout de vingt minutes, il me demanda de me taire : « Je te connais je peux vraiment commencer à présent ». Alors depuis vingt minutes que faisait-il s'il ne me dessinait pas...

- J'ai envie de fumer ! dis-je impatiente au bout de quarante minutes, sans le moindre geste.
- Tu fumeras plus tard, il ne faut pas que tu partes, sinon le dessin serait foutu. Maintenant chut ! fit-il la mine concentrée, souriant.

____En le regardant fixement, je remarquai à quel point sa beauté ne me laissait pas indifférente. Ses cheveux en bataille, son style vestimentaire mi-classe, mi-négligé. Mais ses yeux surtout étaient troublants, il y avait tellement d'émotions à travers. J'étais hypnotisée.

____Il me sourit, puis conclut par un « c'est fini, tu veux voir ? ». Je lui dis non de peur d'être déçue de l'image qu'il avait de moi...

- Je suis sûr qu'il est magnifique ! Mais le suspense c'est mieux ! Pour me rattraper tu accepterais qu'on fasse des photos ?
- Oui, si tu veux, bon je range, et on sort dehors ?!
- Ok !


____Une demi-heure plus tard, il me fit découvrir un nouvel endroit : « le pont vert » m'avait-il dit, tout simplement parce que la route était coupée par un petit pont, vert en l'occurrence, qu'il fallait traverser. Nous arrivâmes au milieu d'une petite prairie entourée d'arbre, l'herbe était plutôt haute, mais pas trop. Olivier eut pour réflexe de s'allonger, me laissant debout, écoutant le bruit du ruisseau qui coulait à coté.

- Allonge-toi, tu verras, l'herbe est trop confortable ici ! L'été c'est parfait pour bronzer !
- J'en doute pas !
dis-je riant, en m'asseyant à ses cotés.

____Je pris mon appareil, et commençai à prendre des photos, de lui, de nous, du paysage. La nuit commençait à tomber petit à petit, nous décidâmes donc de nous séparer pour retourner chez lui, il m'indiqua la route à prendre pour être rapidement chez moi.
____C'est donc, même pas cinq minutes plus tard, que j'arrivai chez moi, souriante, contente de ma journée. Je rentrai, la lumière du salon allumée, mais pas de maman. Je l'appelai plusieurs fois mais aucune réponse, je fis toutes les pièces de la villa sans la trouver. Je me dirigeai vers la véranda où je vis ma mère sous le auvent, sur une chaise longue une couverture la recouvrant. Il faisait nuit depuis dix minutes. J'allumai la petite lumière d'extérieure et m'approchai de ma mère.

- Eh maman tu vas attraper froid en restant là ! dis-je en me mettant à sa hauteur.




____Je la secouai doucement, mais plutôt vivement, la panique commença à m'envahir, non ce n'était pas possible... Mais qu'avait-elle ? Non, elle n'avait pas pu me faire cela, pas après cette soirée si merveilleuse qu'avait été la veille... Ou au contraire...

- Maman ! murmurai-je dans un sanglot.

____Une larme perla au creux de mon ½il, tandis que je la secouais beaucoup plus. Ses yeux restèrent clos, sa peau était gelée, elle était là depuis des heures, peut-être. Le froid et la vie me l'avaient retirés...

- NON ! criai-je désespérée. Pourquoi me fais-tu ça ! Non ! Réveille-toi... Maman ! Je t'aime, t'as pas le droit de me laisser, surtout pas comme ça... S'il te plait. ajoutai-je. Ne me quitte pas, j'ai besoin de toi. terminai-je les larmes coulant malgré moi, accroupie, allongée sur son épaule.

____A ce moment précis ce qui me permettait de la secouer étaient les tremblements, mélangés aux sanglots soudain, que j'avais. Elle avait l'air si paisible, elle était si belle. Pourquoi était-elle partie ? Non ce n'était pas possible, j'allais me réveiller...
____Tout mon monde s'écroulait autour de moi... Mes yeux s'assombrirent...
____Quand je remarquai un bout de papier dans sa main.

« Ma grande fille,
Lorsque tu liras cette lettre, je sais que tu seras furieuse après moi, pour t'avoir joué ce mauvais tour. Ma chérie, ceci est ma dernière lettre, mais aussi mon testament d'amour pour toi.
Mon âme s'envole, en même temps que le soleil qui s'éteint pour cette nuit, portée par le bonheur que tu m'as apporté ces derniers jours. La vie est merveilleuse, à cet instant tu dois, sûrement, penser le contraire, mais crois-moi c'est quand elle se retire, là, doucement sur la pointe des pieds que l'on s'en aperçoit... A certains moments, elle nous fait douter de tout, ajoutant peur, angoisse, tristesse, mais ne baisses jamais les bras, je veux que tu me le promettes, là, sous les étoiles, que je viens de rejoindre.
Depuis le plus beau jour de ma vie : depuis le jour où tu es née, j'ai vu cette lumière dans tes yeux, qui fait de toi un être exceptionnel, et différent des autres, ne l'égare jamais...
Ne te renfermes pas sur ta peine, s'il te plait, les émotions sont faites pour être partagées, si tu les accumulent elles te tueront bien trop vite. « La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. Mais tu te dois de préserver ce parfum. »

Surtout, n'oublies jamais tes rêves, fais en sorte qu'ils deviennent réalités, ils seront le moteur de ton existence, ils formeront l'odeur et le goût de tes matins. Cette plénitude que tous nous avons, nous avons tous recherché, un jour. A tes cotés je l'ai trouvé, cette osmose, cette ataraxie, tant voulue...

A présent je m'endors paisiblement sur ces derniers merveilleux souvenirs que j'ai de toi et moi... Jamais je ne pourrais assez te remercier d'avoir eu ce courage de venir. Ces derniers jours ont été simples, parfois désuètes, mais ne laisse personne dénaturer ces instants magiques. Ces moments-là portent un nom, « l'émerveillement », et il ne tient qu'à toi que ta vie soit un émerveillement, c'est la plus grande saveur de ce long voyage qui t'attend.
Accroche-toi à cette terre qui est si belle. Je t'aime ma chérie, tu as été ma raison de vivre. Aujourd'hui je m'en vais l'esprit tranquille après cette longue route parfois pleines d'embûches, je suis fière de toi.

Maman.

PS : Dans le buffet tu trouveras toutes tes réponses... Du moins je pense.
»

____Je regagnai la maison, gelée, et vide au plus profond fond de mon être. Je ne sentais plus les larmes qui coulaient, elles étaient devenue abondante, sans que je ne m'en aperçoive. Elle me manquait déjà tellement. La prendre une dernière fois dans mes bras, avoir la possibilité de la voir une dernière fois sourire, pouvoir sentir une dernière fois ses cheveux me chatouiller la joue... Je voulais déjà la retrouver, pour l'éternité...











[ 1oo ]

# Posté le mardi 23 octobre 2007 16:17

Modifié le mardi 01 janvier 2008 07:58