Ses lèvres : Un véritable engouement pour moi...
____Cela paraissait tellement moins compliqué, mais retrouver Leen, me montrait que la simplicité existait. Les mots n'étaient pas assez forts pour exprimer ce que je voulais, ce que je ressentais, mon souhait le plus cher était simplement de le retrouver - une nouvelle fois. Nous passâmes donc ensemble la fin de l'après-midi ainsi que la soirée ensemble, en amoureux, à s'embrasser et se redécouvrir principalement, tel deux amoureux transis depuis peu...
____Ça me faisait sensiblement penser aux films. L'amour existe, je peux l'affirmer, ainsi que le coup de foudre. Mais comme me l'avait dit la femme au cimetière, rien n'est acquis, rien n'est simple, il faut toujours fournir beaucoup d'efforts pour parvenir à un résultat proche de la perfection, aboutir à cet amour que tant de personnes recherchent, et pour certains, ne trouvent jamais... J'étais heureuse, comblée d'avoir trouvé le mien. Dans le fond lorsque je m'entends dire cela, ça me paraît tellement « nian-nian » : petite fille qui rencontre l'homme de sa vie dans son enfance et termine ses jours à ces cotés. Nous pouvons croire que cela n'existe que dans les scénarios cinématographique et littéraire, mais je fais partie de ces personnes qui peuvent témoigner contre cette affirmation...
____Ma vie, cette longue marche qui nous conduit tous vers le trépas se poursuivit, tantôt joyeusement, tantôt malheureusement, tantôt remplie d'embûches, tantôt vide d'obstacles. Leen repartit direction Londres pour finir son album qui ne tarda pas à sortir : une merveille, et je ne dis pas cela parce que c'était mon amie, oh non, tout simplement parce que cela la reflétait tellement elle et son groupe... Au naturel. Les Tokio Hotel continuèrent leur route, celle-ci s'arrêta quelques années plus tard, peut-être deux après mon renvoi dans le mannequinat, pour cause de séparation. En effet les garçons avaient de la peine à s'entendre, leurs tournées se faisant séparément lorsqu'ils n'étaient plus sur scène ou sur des plateaux pour les interviews. Cela était à prévoir, Bill devint ignoble au fur et à mesure des mois qui se poursuivirent, faisant trop parler de lui, jouant au maximum de sa célébrité et de cette étiquette de grand sentimental, alors qu'il devint le plus gros « baiseur » de sa génération, pour faire plus simple et atteindre la vérité sur eux il suffisait d'échanger les étiquettes de Tom et Bill, en les accentuant... Gustav et Georg devinrent inexistants, les interviews se centrant sur les jumeaux, davantage que lors de leur début... David avait échoué, les fans se lassèrent de les voir partout, et se sentirent trompés par leur promesse de ne pas délaisser leur « fans européennes » en partant au États-Unis durant de longs mois, devenant ainsi beaucoup moins accessibles. Tout une commercialisation qui resta en vogue peu de temps, à vrai dire. Pour être franche quand j'assistai à la disparition de Tokio Hotel j'étais pleine de joie, non pas que je pouvais être enfin heureuse sans me soucier de la presse avec Tom, non, parce que ce n'était pas le cas, mais simplement parce qu'ils se détruisaient de jour en jour, arrivant presque à se détester les uns des autres... Même Tom envers Bill qui abusait trop de sa notoriété. Mais tout s'arrangea avec les années, les garçons n'arrêtèrent pas la musique, mais devinrent juste « normaux ». Les orgies, les foules hystériques étaient terminées, les gardes du corps se virent virés petit à petit, pour qu'au final il n'en reste cinq, voire moins. Tokio Hotel est resté mythique, ils refirent même ensemble près de dix ans plus tard un immense concert qui fut grandiose, auquel j'assistai... Fabuleux. Ce concert leur permit de reprendre véritablement contact, tous, et de redevenir très proches, loin des yeux indiscrets : leur amitié perdura.
____Me concernant moi et ma famille, je ne pouvais rêver mieux ! Liloo grandit à une vitesse qui me déprima puisque cela me fit voir à quel point les années passaient rapidement... Ann et mon père se marièrent lorsque Liloo avait six ans : je me rappel de ce jour comme si c'était hier, ils étaient magnifiques, principalement ma petite s½ur dans sa petite robe rose pâle et ses cheveux bouclés, châtain clair... Elle était d'une beauté époustouflante, le portrait craché d'Ann conservant juste les yeux fins de mon père... Une cérémonie joviale qui fut l'événement déclencheur pour Tom...
- Mon ange ?
- Oui ? fis-je en me retournant alors que je discutais avec plusieurs invités.
- Tu m'accordes cette danse ?
____J'acquiesçai avec étonnement, il s'agissait d'un slow plutôt distingué, je l'accompagnai, très souriante, qu'il prenne ce risque alors que dans le fond il ne savait pas spécialement danser la-dessus. Il posa sa main sur mon rein et de sa main libre il prit la mienne, il me faisait tourner, tanguant au rythme de la musique lente et entraînante.
- Tu sais, je pense beaucoup à quelque chose depuis plusieurs jours, par la préparation du mariage tout ça.
- Je t'écoute ?!
- Je voudrais un enfant avec toi, mon ange. me chuchota-t-il, sensuellement, dans l'oreille.
____Je me stoppai, il l'avait dit ! Moi qui attendais depuis près d'un an qu'il me dise cela, nous en avions déjà parlé mais Tom avait peur par rapport à ma carrière... J'étais devenue actrice, au départ tournant des films à bas budget, tels que des téléfilms, ainsi qu'une série mondialement connue aux États-Unis. Puis le vent avait tourné et Anthony, qui était devenu un de mes meilleurs amis, le voyant assez souvent, provoquant à plusieurs reprises la jalousie de mon ange, m'aida à devenir plus connue, en demandant à son réalisateur de me prendre en tant qu'actrice dans son prochain film ou je devais donner la réplique à mon ami. Un casting se présenta donc à moi et son réalisateur ne fut pas déçu de la proposition de son acteur principal, pour mon plus grand bonheur, après tout s'enchaîna : Hollywood, festivals, remises de prix, et bien sûr beaucoup de films... Cela était vraiment ce que j'aimais le plus faire, j'étais libre ! Ainsi Tom et moi vécûmes, donc, toujours sous les projecteurs, mais dû à ma célébrité et non plus à la sienne : retournement de situation !
- Avec plaisir mon ange !
____Un des plus beaux, et sincères sourires que je vis se dessiner sur son visage, et le cercle vicieux de la maternité commença. Comme pour donner une suite à l'aventure de notre enfance, les rôles de parrain et marraine furent discernés à Bill et Leen, tout deux plutôt éloignés depuis la célébrité naissante de mon amie, ces privilèges devenant un moyen comme un autre pour qu'ils se retrouvent même si cela était qu'amicalement. Lorsque je fus enceinte, tout changea une fois de plus, Tom et moi à l'abri de tout problème d'argent jusqu'à la fin de nos jour, décidâmes de garder notre petit loft à Berlin que nous avions acheté quelques années avant cela, et d'acheter une villa dans la campagne New-Yorkienne histoire d'être tranquilles, et bien entendu je conservai toujours la fameuse maison de ma mère en France. Faisant référence à cette dernière, j'y étais retournée presque tous les étés me permettant de rester en contact avec Olivier et Max, qui étaient parvenus à réaliser leur rêve à savoir dessinateur pour mangas. Avec de la volonté, de l'ambition et de la détermination : on était capable d'atteindre ce que nous souhaitions. Mais lorsque ma carrière devint plus importante, mes vacances furent restreintes donc je passai beaucoup moins de temps la-bas, ainsi qu'en Allemagne... Restant le plus souvent aux États-Unis, voire d'autres pays pour les tournages de certains films. Moi qui aimais voyager j'étais servie, bien que faire tout cela sans Tom fut par moment très difficile.
____Je perdis contact avec tous les autres gens présents dans ma vie lors de mon adolescence si ce n'était Trey qui venait me voir avec Klein... Tout deux avaient bien réussi également, autant vie privée que publique. Concernant Seth, le frère jumeau de Trey, eut beaucoup de mal à entrer dans le monde artistique mais à force de persévérance mais surtout grâce à son talent, il parvint à devenir compositeur, un des plus grands d'Allemagne même, je n'avais plus de nouvelles de lui à proprement parlé, si ce n'était par Leen qui l'avait côtoyé à plusieurs reprise et par Trey, qui même s'ils se voyaient rarement, se donnaient des nouvelles régulièrement. Leen et moi nous vîmes le plus souvent que notre temps nous le permettait, lorsque je déménageai avec Tom elle partit s'installer à Bristol, sa ville coup de c½ur, tout en conservant le loft de Berlin que je lui avais légué. Séparées de part et d'autre sur la surface mondiale nous arrivâmes tout de même à ne pas se perdre, s'appelant régulièrement, nourrissant notre relation de décalages horaires, mais cela permit à notre amitié de se renforcer davantage... Y crois-tu, toi ? Une fille que tu rencontres lors d'une journée dans un café, pour une histoire de keffieh, qui devient en moins d'un an la fille que tu aimes le plus au monde, amicalement ?! Moi-même je trouve ça tellement con et inimaginable quand je le dis ! Bref. Gustav, Georg et moi, malgré la séparation du groupe, ne cessâmes de nous parler, au plus grand désespoir de Tom au début, leur en voulant - un peu - d'avoir brisé ce qu'ils avaient construit. Mais avec le temps les blessures s'effacent, et grâce à moi et le faite d'avoir gardé contact ils se mirent à se reparler et à redevenir amis, pour mon plus grand plaisir. Cela me permit de revoir Gustav, sans les crises de colère de mon ange, ce batteur pour qui j'avais toujours eu cet attendrissement face à sa culture, à son mystérieux caractère, et ses manières hilarantes.
____Mais revenons au véritable - premier - plus beau jour de ma vie : celui de la naissance d'Aaron. Tout d'abord après la demande de Tom j'en parlais à mon « manageur » pour être sûre que cela ne posait pas problème, ne voulant plus me faire renvoyer pour un écart de conduite non divulgué... Il était si heureux pour moi que j'envisage cela, permettant davantage de pub pour lui et sa boite. Je trouvai cela pathétique mais au moins il était d'accord ! C'est alors le 13 mai 2o13 que notre fils montra le petit bout de son nez. Le visage de Tom me fit davantage pleurer de bonheur à ce moment là, ce dernier assistant auprès de moi à l'accouchement. Il était divin, j'avoue avoir été un peu dégoûtée lorsque le gynécologue me le montra pas encore nettoyé, mais le bonheur qui m'emplissait me permit de ne pas y penser, mais en y repensant c'est vraiment horrible... Tom pleurait également de joie, ne cessant de m'embrasser sur le joue, me glissant à l'oreille qu'il était l'homme le plus comblé à mes cotés... Quoi de mieux lors d'un moment pareil ? Rien je crois. Nous décidâmes donc de l'appeler Aaron, un prénom coup de c½ur pour moi. « Tes désirs sont des ordres mon ange » m'avait à plusieurs fois répété Tom, riant aux éclats. Je fis la une des journaux, plusieurs fois, durant ma grossesse et après la mise au monde d'Aaron : « La célèbre Laurine Tach - Amrein, ex-mannequin, à présent actrice, a tout pour être heureuse aux bras de son fiancé Tom Kaulitz, ex guitariste du groupe autrefois phénomène : Tokio Hotel. » Bla Bla Bla... Nous n'avions jamais donné de précisions sur notre couple, n'avouant pas que notre relation perdurait depuis de nombreuses années, pour ne pas décevoir celles qui avaient cru en une relation avec Tom lorsqu'il était soit disant ce fameux Don Juan du groupe. La presse ne chercha même pas à le savoir, ce qui nous simplifia la tâche, affirmant juste un jour « Une amitié qui se transforme un jour en amour, pour les très célèbres Tom Kaulitz et Laurine Tach -Amrein. Une amitié fille-garçon... Bien impossible » Quelque chose dans le genre. Ce jour là fut une délibération pour nous : nous pouvions nous montrer au grand jour !
____Tout se passa tellement vite après cela, ma vie prit un grand tourment, j'étais maman, et deux années plus tard je le fus pour la seconde fois, voire même pour la troisième fois puisque j'accouchai de faux jumeaux : une fille, Sonja, et un garçon, Tim. Le gynécologue connaissant la situation de Bill et Tom, fut surpris m'annonçant qu'accoucher de jumeaux était exceptionnel dans le sens où normalement ce phénomène sautait une génération. Nous étions plus que comblés tout les deux, ainsi que toute notre famille. Concernant Bill et Leen tout était au beau fixe pour eux aussi, ils étaient comblés sentimentalement, pas ensemble mais le destin l'avait jugé ainsi. Leen fut mère de deux filles merveilleuses - à trois ans d'écart - à partir de ses trente ans, en concubinage avec le bassiste d'un petit groupe punk londonien. Bill, quant à lui, avait trouvé une femme compréhensive, simple, pas du tout connue, une jeune femme rencontré dans une soirée avec des amis à lui, il n'avait pas attendu pour lui expliquer sa situation, elle le prit plutôt bien pour cause de sa franchise immédiate, et avait appris à vivre avec, et même si Bill ne pouvait avoir d'enfant elle le voyait comme l'homme de sa vie : il décidèrent alors d'adopter des triplés - que le centre où ils se trouvaient voulait séparer pour que ce soit plus simple à les caser dans une famille. Immonde, sans c½ur. Heureusement Bill et sa femme étaient tombés sur ces trois enfants : deux garçons et une fille.
____Puis Tom me demanda en mariage alors que nous étions sur notre terrasse, se trouvant sur le toit de notre villa New-Yorkaise, prouvant encore une fois à la Lune notre amour le plus profond. alors que Tim et Sonja étaient âgés de deux ans et Aaron quatre ans, à mes vingt-huit ans pour faire plus simple... Tout allait en deux ans, par deux ans, pour la facilité, par rapport à la mémoire de Tom, me moquai-je de lui bien souvent. Le mariage, un beau jour, malheureusement trop médiatisé par la presse et les paparazzis, c'est pour cela que nous décidâmes de le faire deux fois : la première en toute discrétion avec seulement notre famille la plus proche, comportant seulement Leen en tant qu'amis. Et une seconde fois, avec la présence de tous nos amis et famille, autorisant la presse à venir en nombre restreint... Lors de la cérémonie très privée, Tom me fit le plus beau discours qu'il pouvait me faire, sans hésitation, me montrant à quel point il y mit du c½ur...
- Mon ange... Pfioux ce surnom qu'on partage depuis que j'ai onze ans. Cette première rencontre dans un hôpital, pas très commun on va dire ! Quand je t'ai détaillé de la tête au pied, Bill nous présentant l'un à l'autre, tu étais déjà un ange incarné pour moi, tout ce dont je rêvais. Quand je regardais des films et que je voyais toutes ces actrices si magnifiques... J'en voulais une moi aussi, je disais tout le temps ça à Bill. Et je t'ai vu, peut-être j'étais trop petit pour le savoir, mais bizarrement je le sentais, c'était toi et pas une autre. Celles qui t'ont précédées ont eu un goût tellement fade. Mon ange, je t'aime tellement, depuis tout ce temps, mon amour ne s'est jamais estompé, je ne peux toujours pas l'expliquer, mais comme tu me le répètes si souvent notre amour est comme le vent, je ne le vois pas mais je le sens, jusqu'à m'en donner des frissons... Et cela même avec toutes ces années !
____J'étais émue oui, très émue par ces mots, si similaire aux miens... Après tout ce que nous avions traversé nous en étions tout de même là, nous tenant devant cet autel, et ce curé, qui était autant attendrit que nous l'étions, face à nos paroles.
L'amour n'est ni prétentieux, ni orgueilleux,
il n'est jamais grossier ni égoïste,
il n'est pas colérique et il n'est pas rancunier.
L'amour ne se réjouit pas de tous les pêchés d'autrui,
mais trouve sa joie dans la vérité, il excuse tout, il croit tout,
il espère tout, et endure tout.
Voilà ce qu'est l'amour. » *
____Nous échangeâmes nos alliances et ce fut pour la vie, jusqu'à ce que la mort nous sépare... »
J'espère sincèrement qu'il vous a plu, que ça ne fait pas trop ?
Mais un chapitre comme celui-ci était vraiment nécessaire, surtout pour clôturer cette histoire, je pense.
Un épilogue est à venir, très prochainement.
Déjà une pointe de nostalgie ^^
* citation tiré du Temps d'un Automne.
Je ne vous remercierais jamais assez pour tout ce que vous m'apportez !
Merci encore et toujours.
<3

